
«Je suis infiniment affligée de voir que depuis le jour 1 de cette affaire, rien n’a avancé»
L’avocate s’adresse à sa cliente, Delphine Daviet : «A Delphine, je veux dire qu’elle fait tout ce qu’il fallait». Puis, elle regarde Dahbia Benkired et dit : «Personne ne minimise la difficulté qu’il y a à être jugé (…) Je ne doute pas un instant qu’il a fallu être sacrément carencé pour commettre un acte pareil. Mais je suis infiniment affligée de voir que depuis le jour 1 de cette affaire, rien n’a avancé. On n’aura aucune réponse».
Ensuite, Me Karine Bourdié s’adresse aux jurés : «Demain soir, vous répondrez oui à toutes les questions concernant Madame Benkired. Vous direz qu’elle a piégé Lola, vous direz qu’elle l’a forcé à la suivre, vous direz qu’elle l’a fait rentrer dans cet appartement, vous direz qu’elle l’a forcé à se déshabiller, vous direz qu’elle l’a forcé à entrer dans la douche, vous direz qu’elle a frappé sa tête contre le carrelage, vous direz qu’elle l’a violé, plusieurs fois, de plusieurs façons différentes, vous direz qu’elle l’a ligoté, vous direz qu’elle l’a tué».
Elle poursuite : «Et qu’à l’issue de tout cela, elle a forcé cet enfant à ne regarder que ses yeux injectés de sang. Vous ne direz pas autre chose que nous, que contrairement à ce que Mme Dahbia Benkired a dit, Lala Daviet a peur, a été terrorisée, l’a supplié. Mme Benkired dit que Lola était d’accord pour tout et que c’est pour ça qu’elle a pu continuer (à la torturer). Il n’y a pas de détecteur de mensonges en France, et c’est une chance pour vous Mme Benkired».