
Souvent, les tempêtes sur l’Hexagone sont associées aux périodes automnale et hivernale. C’est l’une des raisons pour laquelle la tempête Benjamin, particulièrement violente mais surtout précoce, est une surprise aux yeux des météorologues.
Des phénomènes météorologiques saisonniers. L’apparition de la tempête Benjamin, dès le mois d’octobre, soulève la question des risques d’un tel événement, selon le mois du calendrier. Avant elle c’est une tornade qui a balayé violemment plusieurs communes du Val-d’Oise.
Pour autant, comme le vérifient les statistiques compilées par Météo-France, toutes les périodes ne sont pas autant sujettes à ces perturbations majeures.
Grâce aux archives de l’institut national de météorologie, où chaque tempête subie sur le territoire français a été enregistrée, celles-ci ont été classées par date. Les données qui en résultent permettent d’affirmer que la période hivernale est la plus concernée par ces phénomènes météorologiques dangereux.
Janvier et février, mois de tous les dangers
En effet, les deux mois comptant le plus de tempêtes à leur actif depuis 1980 sont janvier (75 occurrences) et février (69). Compte tenu de la durée raccourcie du mois de février, il est considéré par les météorologues comme aussi tempêtueux que le précédent.
Météo-France met davantage en avant cet aspect en écrivant notamment : «Sur la période allant de 1980 à 2024, on a dénombré 205 tempêtes hivernales dans notre pays, contre « seulement » 92 lors de l’automne météorologique (septembre, octobre et novembre, NDLR».
Les mois d’automne que sont novembre et décembre, comptant respectivement 53 et 61 tempêtes intervenues depuis 1980, sont également parmi les plus touchés. A l’inverse, le mois d’octobre, avec 34 tempêtes, est seulement le sixième mois le plus frappé par ces événements où rafales de vent et violentes intempéries se mêlent. A la lecture de ces statistiques, on peut affirmer que la survenue de la tempête Benjamin constitue une rareté.
Plus grandes tempêtes recensées : un même constat de saisonnalité
Enfin, les mois de printemps et d’été, mai (4), juin (2), juillet (5), août (1) et septembre (5), ne réservent que peu de place aux événements météorologiques de ce type.
Les analystes de Météo-France ont également concentré leurs recherches sur les tempêtes les plus violentes survenues en France métropolitaine. Pour ce faire, ils n’ont considéré que les événements ayant impacté au moins 20% du territoire national et qui ont vu des vents souffler à plus de 100 km/h.
Une nouvelle fois, le constat est à une même saisonnalité que pour l’ensemble des tempêtes. «C’est en janvier (7 cas de 1980 à 2024) et en février (8 cas) que le plus grand nombre de tempêtes majeures frappent notre pays», constate Météo-France. Le risque est également jugé «quasi-nul» à partir d’avril et jusqu’en septembre.