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La présidente-directrice face aux sénateurs. Silencieuse depuis dimanche, Laurence des Cars s’exprime à partir de 16h30 au Sénat pour tenter d’expliquer comment des cambrioleurs ont pu voler des joyaux dans le musée le plus visité au monde. Elle est interrogée sur les conditions de sécurité de la galerie d’Apollon, qui abrite la collection royale de gemmes et les diamants de la Couronne, qui comporte environ 800 pièces. « C’est une blessure immense qui nous a été infligée », a-t-elle déclaré. Elle réclame l’installation « d’un commissariat de police » à l’intérieur du bâtiment. Elle confirme qu’elle a présenté sa démission qui lui a été refusée. Suivez notre direct.
L’Assemblée nationale devra patienter. Les députés devront attendre pour se pencher sur le spectaculaire cambriolage au musée du Louvre. La commission d’enquête envisagée sur la protection du patrimoine est reportée. Cela a été annoncé mercredi 22 octobre par le député Alexandre Portier, président LR de la commission des affaires culturelles à l’Assemblée nationale, afin « d’éviter les doublons ». La raison : la ministre de la Culture, Rachida Dati, a annoncé mardi avoir confié au député Jérémie Patrier-Leitus (Horizons), également membre de la commission des affaires culturelles, une mission relative à la sécurité et à la sûreté des lieux patrimoniaux, en lien avec le ministère de l’Intérieur.
Emmanuel Macron demande une sécurisation accrue. En Conseil des ministres, mercredi matin, le président de la République a « indiqué que des mesures de sécurisation du Louvre étaient en cours de déploiement et il a demandé une accélération de ces mesures », a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
Le problème de sécurité au musée du Louvre ne date « pas d’hier ». Il était connu de l’administration, a déclaré le président de la Cour des comptes sur RTL. Un pré-rapport de l’institution, consulté par franceinfo, pointe en effet d’importantes failles de sécurité et un manque criant de caméras de surveillance. « Le rapport n’apprend pas des choses qui sont inconnues de l’administration », a déclaré Pierre Moscovici. « On n’est peut-être pas totalement conscients de ce qui se passait, de l’ampleur du problème, mais oui, on savait ce qui se passait », a-t-il insisté.
Le musée a rouvert ses portes. Trois jours après le braquage et au lendemain de la fermeture hebdomadaire du mardi, l’établissement a rouvert au public, mercredi à 9 heures. Toutefois, la galerie d’Apollon, où le cambriolage a eu lieu, restera fermée au public, a appris franceinfo auprès de l’établissement.