Monique Pelletier, ancienne ministre à la Condition féminine, est décédée à l’âge de 99 ans

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By InfoHunter



Ministre déléguée à la Condition féminine sous Valéry Giscard d’Estaing, à qui l’on doit notamment la criminalisation du viol et la pérennisation de la loi Veil sur l’IVG, Monique Pelletier est décédée ce dimanche à 99 ans, a annoncé le ministère chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes.

«La France perd une grande voix pour les droits des femmes, pour leur dignité, pour l’égalité». Ce sont par ces mots qu’Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes, a évoqué Monique Pelletier, décédée ce dimanche 19 octobre à 99 ans.

Ministre déléguée à la Condition féminine de 1978 à 1979 puis de la Condition féminine et des familles de 1979 à 1981, Monique Pelletier a notamment oeuvré pour la criminalisation du viol, qui n’était alors qu’un délit, et la pérennisation de la loi Veil, qui n’était initialement prévue que pour durer cinq années.

Une voix forte pour les femmes

Nommée par Jacques Chirac en 2000, cette ancienne avocate au barreau de Paris a siégé au Conseil constitutionnel jusqu’en 2004, en remplacement de Roland Dumas, démissionnaire. En 2016, elle avait signé une tribune pour dénoncer l’impunité face au harcèlement sexuel, affirmant avoir été agressée par un sénateur, 37 ans après les faits.  

Longtemps, elle a continué à s’exprimer publiquement notamment via son compte X, dénonçant le scandale des Ehpad, s’inquiétant du sort des femmes battues. En 2019, elle affirmait qu’il restait «beaucoup de progrès à faire et de progrès à préserver» concernant le droit des femmes, dans un entretien dans Le Point.

«Beaucoup de femmes restent ignorantes de leurs droits ou sont encore insuffisamment recherchées pour leurs qualités», s’indignait-elle.





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