
Les cinq personnes placées en garde à vue dans l’enquête sur le meurtre d’un chrétien d’Irak en septembre à Lyon ont été relâchées sans poursuites à ce stade, a appris CNEWS auprès d’une source judiciaire.
Dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du chrétien irakien Ashur Sarnaya, en septembre dernier à Lyon (Rhône), les cinq personnes placées en garde à vue ont été relâchées sans poursuites, selon une source judiciaire à CNEWS.
Selon des sources proches du dossier, les cinq personnes placées en garde à vue avaient toutes eu des contacts avec le suspect, un Algérien de 28 ans arrêté en Italie dans le cadre de l’enquête.
Il est également à noter que l’enquête ayant été confiée au parquet national antiterroriste (Pnat), les gardes à vue étaient prises en charge par les membres de la Sous-direction antiterroriste (Sdat).
Pour rappel, la victime, Ashur Sarnaya, un chrétien d’Irak de 45 ans, a été frappée au cou à l’arme blanche le soir du 10 septembre au pied de son immeuble à Lyon par un homme qui l’attendait et qui a ensuite pris la fuite à pied.
Un suspect sérieux
Lors de l’attaque qui lui a coûté la vie, Ashur Sarnaya, en situation de handicap et se déplaçant à l’aide d’un fauteuil roulant, était en train de faire un live consacré à la religion chrétienne sur ses réseaux sociaux.
Grâce à des «investigations techniques très poussées», les enquêteurs ont pu situer un suspect près de la scène de crime au moment des faits. Il s’agit d’un Algérien de 28 ans, avec qui les cinq gardés à vue ont eu des contacts.
Ce dernier a quitté la France pour l’Italie le 12 septembre avant d’être arrêté dans le sud de la péninsule en vertu d’un mandat d’arrêt européen, émis dans le cadre de cette enquête. Au moment de son interpellation, un grand couteau avait été retrouvé en sa possession.
Selon la sœur de la victime, le contenu d’Ashur Sarnaya était régulièrement bloqué et ses comptes suspendus à la suite de vagues de signalements faites par des utilisateurs musulmans.
Initialement ouverte pour assassinat, les progrès de l’enquête ont permis d’étendre cette dernière, le 9 octobre dernier, aux infractions «d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle».