le ministre Laurent Nunez veut reprendre le dialogue avec l’Algérie

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By InfoHunter



Le nouveau ministre de l’Intérieur Laurent Nunez a indiqué ce dimanche qu’il souhaitait reprendre le dialogue avec l’Algérie, pays avec lequel la France entretient de mauvaises relations diplomatiques, notamment autour des sujets migratoires. 

Le nouveau locataire de Beauvau n’entend pas user des mêmes méthodes que son prédécesseur Bruno Retailleau. Ce dimanche, le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez, fraichement nommé, a estimé qu’il devait y avoir un «bougé» dans les relations avec l’Algérie. 

«Je comprends que la tension qu’il y a actuellement avec l’Algérie fait qu’on n’a plus de relation sécuritaire avec eux, d’échanges sécuritaires. Pour un ministre de l’Intérieur, c’est un problème, c’est un gros problème», a-t-il considéré lors de son entretien sur France Inter

Paris et Alger sont empêtrés depuis plus d’un an dans une crise diplomatique. La France reproche notamment à l’Algérie de refuser de reprendre ses ressortissants visés par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). 

«On a 40% d’Algériens dans les centres de rétention administratives», a précisé le ministre. «Il faudra évidemment qu’on ait de nouveau la reprise du flux des laissez-passer. Je vais m’y atteler», a-t-il ajouté.

Aucune remise en cause de l’accord de 1968

Interrogé sur un rapport parlementaire rendu public le 15 octobre qui proposait de remettre en cause les dérogations accordées aux Algériens dans le cadre de l’accord franco-algérien de 1968, Laurent Nunez n’a pas souhaité se prononcer.

 «Il y a cet accord, il fonctionne, il n’est pas complètement parfait, je vous le concède, mais pour l’instant, ce n’est pas à l’ordre du jour», a-t-il expliqué. 

Présenté par les députés macronistes, Mathieu Lefèvre, devenu ministre délégué à la Transition écologique, et Charles Rodwell, le document propose de mettre fin au statut unique conféré aux Algériens en matière de circulation, de séjour, d’emploi et de protection sociale. En pleine crise diplomatique, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait également émis à plusieurs reprises son souhait de le remettre en cause.





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