le peintre-plaquiste condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa femme Delphine, ses avocats font appel

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By InfoHunter



Les jurés ont rendu leur verdict dans le procès de Cédric Jubillar, accusé d’avoir tué sa femme Delphine, condamnant le peintre-plaquiste de 38 ans à 30 ans de réclusion criminelle. 

Ce vendredi 17 octobre, la cour d’assises du Tarn, à Albi, a reconnu Cédric Jubillar coupable du meurtre de son épouse Delphine le soir du 15 décembre 2020, le condamnant à une peine de 30 ans de réclusion criminelle.

A travers ce verdict, les jurés ont suivi les réquisitions de l’avocat général Pierre Aurignac qui avait demandé, mercredi 15 octobre, la condamnation de l’époux de la défunte à trente ans de réclusion criminelle, considérant qu’il avait commis le «meurtre aggravé» de Delphine dont le corps n’a toujours pas été retrouvé à ce jour. 

Après le verdict, les avocats de Cédric Jubillar ont annoncé faire appel de la condamnation de leur client. «Nous savions qu’il y aurait un appel et que cette affaire ne trouverait pas une issue définitive aujourd’hui. Nous allons continuer», a déclaré à la presse Me Emmanuel Franck, avocate de l’accusé. 

De son côté, Me Mourad Battikh, avocat des parties civiles, a expliqué que la condamnation de Cédric Jubillar à 30 ans de prison constituait «une victoire pour toutes les parties civiles». «C’est une victoire pour toutes les parties civiles (…) Aujourd’hui, c’est la vérité qui a gagné sur le mensonge», a-t-il réagi. 

Ce vendredi matin, Cédric Jubillar a eu la parole en dernier avant que la cour ne se retire pour délibérer, déclarant : «Je tiendrai à dire que je n’ai absolument rien fait à Delphine». Sa prise de parole est survenue alors que la veille ses avocats avaient plaidé une enquête bâclée, mettant l’accent sur l’absence de preuves. 

«Vous ne pouvez pas condamner Cédric Jubillar. Votre devoir vous dicte de l’acquitter», avait dit Me Alexandre Martin au terme d’une plaidoirie de plus de trois heures.

«Si j’avais pris plus au sérieux cette phrase, on n’en serait pas là»

Néanmoins, tout au long du procès, qui a débuté le 22 septembre dernier, Cédric Jubillar était confronté à plusieurs témoignages accablants.

Mercredi 8 octobre, c’est Nadine Jubillar, mère de Cédric, qui avait été entendue devant la cour. Ce jour-là, elle avait livré un témoignage incriminant pour l’accusé, exprimant ses regrets de «ne pas avoir pris plus au sérieux» les menaces de mort qu’il avait proférées à l’encontre de Delphine avant la disparition de l’infirmière.

Au cours d’une longue audition marquée par de nombreuses hésitations et des soupirs, la mère de Cédric Jubillar avait été amenée à raconter cette matinée de décembre 2020, quelques semaines avant la disparition de sa belle-fille, où son fils lui aurait dit : «J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver».

«Si j’avais pris plus au sérieux cette phrase, on n’en serait pas là (…) Je n’ai pas compris la portée de ses mots au départ, j’ai mis ça sur le ton de la colère. Aujourd’hui, je regrette de ne pas avoir donné plus de sens à cette phrase», avait-elle lâché.

Le lendemain, soit jeudi 9 octobre, c’est son ex-compagne Jennifer C., qui avait été interrogée par la cour. Elle affirmait avoir reçu les aveux du peintre-plaquiste «lors de plusieurs parloirs», cette année. «Je lui ai dit « qu’est-ce que t’as fait ? ». Il m’a dit « je l’ai étranglée ». Il m’a montré le geste», avait-elle raconté. D’après elle, Cédric Jubillar lui aurait confié avoir tué Delphine car la victime «allait le faire chier avec les enfants et la maison».

«Plusieurs fois, il me dit que si jamais je le trompe, je vais finir à côté de Delphine», avait poursuivi Jennifer C., avant de préciser que l’accusé aurait attrapé son cou entre ses mains et lui aurait dit : «Je l’ai fait une fois, je peux le faire deux fois. Là, il rigole, ça le fait rire», avait-elle commenté.





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