Voici les 20 plus belles photos d’animaux sauvages de 2025 selon un célèbre concours

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By InfoHunter


Le Muséum d’histoire naturelle de Londres a publié les lauréats de la prestigieuse compétition du Wildlife Photographer of the Year 2025.

Les gagnants du concours Wildlife Photographer of the Year 2025 ont été dévoilés le 14 octobre, par le Muséum d’histoire naturelle de Londres (Natural History of London) au cours d’une cérémonie de remise des prix. Le photographe sud-africain Wim van den Heever a remporté le prestigieux titre du photographe de nature de l’année 2025 pour sa photo «Ghost Town Visitor», où l’on voit une hyène brune errant la nuit dans une ville minière fantôme en Namibie. 

L’autre grand gagnant de la compétition est l’Italien Andrea Dominizi, celui-ci s’est vu décerner le prix du Jeune photographe de nature de l’année 2025 pour sa captivante image «After the Destruction», qui documente de manière poignante la perte de l’habitat des longicornes, insectes coléoptères, dans le centre de l’Italie.

Le concours photographique de renommée mondiale a enregistré cette année un nombre record de 60.636 candidatures, soumises par des photographes professionnels et amateurs du monde entier. Les lauréats de chaque catégorie, ainsi que les 100 images sélectionnées pour la 61e édition du Wildlife Photographer of the Year, ont été choisis de manière anonyme par un jury international d’experts issus des domaines de la photographie animalière, du cinéma, de la conservation et des sciences. Les images ont été sélectionnées pour leur originalité, leur excellence technique et leur créativité.

Une exposition présentant les 100 images primées du Wildlife Photographer of the Year sera ouverte du 17 octobre au 12 juillet 2026 au Muséum d’histoire naturelle de Londres. Le palmarès complet est à retrouver dans l’ouvrage «Wildlife Photographer of the Year 2025, les plus belles photos de nature», éd. Biotope, 34€, en librairie.

grand prix – photographe de nature de l’année

«Ghost Town Visitor» © Wim van den HEEVER/Wildlife Photographer of the Year

Photographe sud-africain spécialisé dans la faune sauvage et les paysages, Wim van den Heever a été désigné grand gagnant du concours et lauréat dans la catégorie Faune urbaine pour «Ghost Town Visitor». Il a photographié cette scène obsédante d’une hyène brune parmi les vestiges squelettiques de Kolmanskop, un village minier diamantifère abandonné depuis longtemps, situé près de Lüderitz, en Namibie. «Avec le brouillard marin qui s’étendait depuis l’océan Atlantique, j’ai choisi cet endroit pour installer mon piège photographique après avoir remarqué des traces de hyène à proximité. Il m’a fallu 10 ans pour enfin obtenir cette seule image d’une hyène brune, dans le cadre le plus parfait qui soit», a-t-il déclaré. «Espèce de hyène la plus rare au monde, la hyène brune est nocturne et principalement solitaire. Elle est connue pour traverser Kolmanskop afin de chasser les bébés otaries à fourrure du Cap ou de se nourrir de charognes échouées sur la côte du désert du Namib», a-t-il ajouté. 

«Cette image est une juxtaposition inquiétante de la nature sauvage qui reprend ses droits sur la civilisation humaine. Elle est à la fois obsédante et fascinante, car la hyène solitaire occupe le devant de la scène, symbole de résilience au milieu de la décadence. Cette image est une histoire à plusieurs niveaux sur la perte, la résilience et le triomphe silencieux du monde naturel, ce qui en fait une œuvre inoubliable de la photographie animalière et de conservation», a déclaré Akanksa Sood Singh, membre du jury du WPY.

grand prix – jeune photographe de nature de l’année

«After the Destruction» © Andrea DOMINIZI/Wildlife Photographer of the Year

Lauréat dans la catégorie Jeune photographe de nature (15-17 ans), Andrea Dominizi a été élu pour l’année 2025. Il est le premier Italien à remporter ce prestigieux prix pour «After the Destruction», une photo saisissante d’un insecte coléoptère semblant observer la destruction de son habitat forestier, situé dans les montagnes du centre de l’Italie, non loin de Rome. «J’ai remarqué ce longicorne appelé aussi capricorne alors que je me promenais dans les monts Lepini, dans le Latium, au centre de l’Italie, une région autrefois exploitée pour ses vieux hêtres. À l’aide d’un objectif grand angle et d’un flash externe, j’ai cadré le coléoptère devant les machines abandonnées. Ma photographie raconte l’histoire poignante de la perte d’habitat pour les espèces sauvages. Lorsque les longicornes creusent des galeries dans le bois mort, les champignons s’y infiltrent, contribuant à sa décomposition et au recyclage des nutriments. Si l’habitat des coléoptères est perturbé ou détruit, les effets se répercutent sur l’ensemble de l’écosystème», a expliqué le jeune italien.

1er prix – catégorie comportement : mammifères

«Cat Amongst the Flamingos» © Dennis STOGSDILL/Wildlife Photographer of the Year

«J’étais à l’affût de félins sauvages tels que les servals depuis plusieurs jours lorsqu’un appel est arrivé par radio : l’un d’entre eux avait été aperçu au lac Ndutu, dans le parc national du Serengeti, en Tanzanie. Mais ce n’était pas un serval. C’était un caracal, qui chassait avec succès des flamants nains. Les caracals ont un régime alimentaire varié, allant des insectes aux antilopes, et sont réputés pour leurs sauts acrobatiques qui leur permettent d’attraper des oiseaux en plein vol. Mais il existe peu, voire aucun, témoignage les montrant en train de chasser des flamants», a raconté l’Américain Dennis Stogsdill, photographe animalier amateur qui adore parcourir le monde à la recherche de scènes intéressantes.

1er prix – impact

«Orphan of the Road» © Fernando FACIOLE/Wildlife Photographer of the Year

Le prix Impact qui récompense une réussite en matière de conservation, une histoire porteuse d’espoir ou un changement positif, a été décerné cette année au photographe brésilien Fernando Faciole pour son cliché «Orphan of the Road» montrant un bébé tamanoir orphelin suivant son soigneur après un repas du soir dans le centre de réhabilitation Centro de Triagem de Animais Silvestres, à Belo Horizonte, au Brésil. «Je souhaitais mettre en lumière les conséquences des collisions routières, l’une des principales causes du déclin du nombre de tamanoirs appelés aussi fourmiliers géants, au Brésil. La mère de ce petit a été tuée par un véhicule, et l’on espère qu’il pourra être relâché dans la nature après avoir été encouragé à développer des compétences de survie essentielles par son soigneur. Parallèlement aux centres de réhabilitation, le projet « Anteaters and Highways » du Wild Animal Conservation Institute élabore des stratégies visant à réduire le nombre de décès de fourmiliers géants sur les routes brésiliennes. Il s’agit notamment d’ériger des clôtures et de construire des tunnels souterrains pour permettre aux tamanoirs de traverser en toute sécurité», a indiqué le photographe et biologiste spécialisé dans la conservation, basé à Sao Paulo au Brésil. Explorateur pour le National Geographic depuis 2025, le photographe à la double nationalité brésilienne et italienne a reçu de nombreux prix internationaux pour son travail.

1er prix – catégorie comportement : reptiles et amphibiens

«Frolicking Frogs» © Quentin MARTINEZ/Wildlife Photographer of the Year

«Sous une pluie persistante, j’ai suivi un chemin inondé jusqu’à une mare temporaire dans une clairière où j’ai découvert un rassemblement de rainettes vertes lors d’une période de reproduction, au Mont Kaw, en Guyane française. J’ai cadré cette scène avec un objectif grand angle et a utilisé un flash diffus, qui n’a pas dérangé les grenouilles, pour mettre en valeur leur éclat métallique. Pour attirer leurs partenaires, les rainettes produisent des cris courts et aigus. Elles se rassemblent en grand nombre et cette reproduction spectaculaire, déclenchée par de fortes pluies, ne dure que quelques heures», a expliqué Quentin Martinez, l’un des deux lauréats français de cette 61e édition du WPY. Ce chercheur en biologie évolutive, spécialisé dans l’évolution du cerveau, les adaptations sensorielles et l’olfaction chez les tétrapodes, y compris les amphibiens, est en plus un excellent photographe animalier.

1er prix – catégorie comportement : oiseaux

«Synchronised Fishing» © Qinrong YANG/Wildlife Photographer of the Year

Le Chinois Qingrong Yang s’est rendu sur le lac Yundang, dans le Fujian, une province côtière du sud-est de la Chine, pour réaliser cet exceptionnel cliché d’un elop saurus appelé aussi tarpon, qui arrache sa proie juste sous le bec de cette aigrette garzette. «Je me trouvais au lac Yundang, situé près de chez moi, un lieu où je me rends régulièrement pour photographier les recherches frénétiques de nourriture. Les aigrettes garzettes patrouillent à la surface, prêtes à bondir sur les poissons qui sautent pour échapper aux prédateurs sous-marins. Autrefois port naturel, le lac Yundang a été isolé de la mer lors des travaux d’aménagement des années 1970. Coupé des marées et des courants, il s’est pollué et est devenu stagnant. Un projet d’ingénierie l’a ensuite reconnecté à la mer grâce à un système de vannes qui régulent le débit de l’eau», a-t-il expliqué. Qingrong Yang est cadre supérieur dans une grande entreprise chinoise mais il consacre son temps libre à sa passion, la photographie. Sous contrat en qualité de photographe pour Visual China, ce membre de l’association des photographes de Xiamen a vu ses images être récompensées à de nombreuses reprises lors de concours internationaux de photographie.

1er prix – catégorie Photojournalisme 

«How to Save a Species» © Jon A. JUAREZ/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai passé des années à documenter les recherches scientifiques révolutionnaires visant à sauver le rhinocéros blanc du Nord de l’extinction grâce à la fécondation in vitro (FIV), comme les travaux menés par le projet BioRescue et j’affirme que le fait d’avoir été témoin d’une étape décisive dans la sauvegarde d’une espèce « est quelque chose que je n’oublierai jamais ». Ce fœtus de rhinocéros blanc du Sud, qui n’a pas survécu en raison d’une infection, était le résultat du premier transfert réussi d’embryon de rhinocéros dans une mère porteuse grâce à la FIV, réalisé dans la réserve naturelle d’Ol Pejeta, à Nanyuki, dans le comté de Laikipia, au Kenya. Cette avancée majeure ouvre la voie au sauvetage du rhinocéros blanc du Nord, une espèce rare menacée d’extinction, car les scientifiques peuvent désormais passer à l’étape cruciale suivante, qui consiste à transférer le premier embryon de rhinocéros blanc du Nord dans une mère porteuse rhinocéros blanc du Sud», a affirmé le biologiste de formation et photographe espagnol Jon A Juarez.

1er prix – catégorie l’art de la nature

«Caught in the Headlights» © Simone BAUMEISTER/Wildlife Photographer of the Year

«Ma photo montre une araignée tisseuse d’orbes sur sa toile, sur un pont piétonnier, soulignée par les phares des voitures qui passent en contrebas, à Ibbenburen, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, en Allemagne. Pour obtenir cet effet kaléidoscopique, j’ai inversé l’un des six éléments en verre d’un objectif analogique. Cela a déformé l’image sur les bords tout en laissant le centre parfaitement net. J’ai ensuite recadré la photo pour déplacer légèrement l’araignée hors du centre. En milieu urbain, ces araignées tissent souvent leurs toiles près des lumières artificielles qui attirent les insectes la nuit. La toile agit comme une extension de leur organe sensoriel, captant les sons et transmettant les vibrations, y compris celles de leurs proies, à leurs pattes», a dit Simone Baumeister, photographe naturaliste allemande.

1er prix – catégorie animaux dans leur environnement

«Like an Eel out of Water» © Shane GROSS/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai observé une murène poivrée dans son élément, à la recherche de charognes à marée basse, sur l’île d’Arros, une caye du groupe des îles Amirante, aux Seychelles. Il m’a fallu plusieurs semaines et de nombreuses tentatives pour immortaliser ce comportement rarement photographié. Au début, les anguilles étaient insaisissables, mais lorsque j’ai compris qu’elles cherchaient des poissons morts, j’ai attendu. Ma patience a rapidement été récompensée lorsque ces trois anguilles sont apparues. Les murènes poivrées sont bien adaptées à la zone intertidale. Elles peuvent chasser aussi bien au-dessus qu’au-dessous de la surface de l’eau grâce à leur odorat et à leur vue très développés, restant parfois hors de l’eau pendant plus de 30 secondes», a déclaré le Canadien Shane Gross, photojournaliste spécialisé dans la conservation marine et élu Photographe de nature de l’année 2024.

1er prix – catégorie plantes et champignons

«Deadly Allure» © Chien LEE/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai utilisé une lampe torche UV pour révéler l’univers fluorescent d’une plante carnivore à urne du genre Nepenthes, à Kuching, capitale du Sarawak, sur l’île de Bornéo, en Malaisie. Les insectes peuvent voir la lumière ultraviolette (UV), mais pas les humains. J’ai donc utilisé une longue exposition et une lampe torche UV. Après avoir attendu le coucher du soleil, je ne disposais que de cinq minutes avant que la lumière ambiante éclairant l’arrière-plan ne disparaisse complètement. Certaines plantes carnivores reflètent la lumière UV sur certaines zones dans le cadre de leur « parade ». Elles utilisent la couleur, l’odeur et le nectar pour attirer leurs proies dans des bassins de sucs digestifs au fond de leurs feuilles», a expliqué le Malaisien Chien Lee, photographe et chercheur honoraire à l’Institut de biodiversité et de conservation de l’environnement de l’Université de Malaisie Sarawak. 

1er prix – jeune photographe de nature (11-14 ans)

«Alpine Dawn» © Lubin GODIN/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai aperçu les bouquetins des Alpes se reposant au-dessus d’une mer de nuages lors d’une ascension matinale du col de la Colombière, en Haute-Savoie, en France. Alors que la brume se levait et que le soleil apparaissait au-dessus des rochers, je suis revenu sur mes pas pour immortaliser ce moment éthéré avant que le brouillard ne s’épaississe et que la lumière ne s’estompe. Originaire d’Europe, cette espèce a été chassée jusqu’à quasi-extinction au début des années 1800. Grâce aux efforts de protection et de réintroduction, les bouquetins parcourent désormais de vastes zones des Alpes. Cependant, le changement climatique rapide qui entraîne des variations dans la disponibilité de la nourriture pendant les saisons de reproduction pourrait nuire à leur survie», a raconté le Français de 13 ans Lubin Godin, l’un des deux lauréats tricolores du concours cette année.

1er prix – catégorie comportement : invertébrés 

«Mad Hatterpillar» © Georgina STEYTLER/Wildlife Photographer of the Year

«Dans le parc national de Torndirrup, en Australie-Occidentale, je cherchais cette chenille licorne (Uraba lugens) depuis des années lorsque j’ai remarqué des eucalyptus aux feuilles réduites à de simples nervures, signe révélateur que « la dévoreuse de feuilles », surnom donnée en Australie à cet insecte, n’était pas loin. J’ai pris cette photo à contre-jour, au coucher du soleil, en utilisant un flash d’appoint pour éclairer la tête vivante à la base de la pile. Le casque inhabituel de cette chenille est constitué d’anciennes capsules céphaliques, empilées et conservées à chaque mue. On pense que la corne frontale ainsi formée aide à détourner les attaques des prédateurs», a expliqué Georgina Steytler, photographe naturaliste australienne renommée.

1er prix – catégorie océans : voir plus loin

«The Feast» © Audun RIKARDSEN/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai assisté à l’heure du repas autour d’un bateau de pêche de l’Atlantique pendant une nuit polaire, dans le fjord de Kvaenangen, près de Skervoy, dans le nord de la Norvège. Je suis parvenu à photographier cette scène chaotique où des mouettes tentent d’attraper des poissons pris dans les filets. Les mouettes ont appris à suivre le bruit des bateaux pour trouver un festin de harengs. À travers mon travail, j’essaye d’attirer l’attention sur le conflit permanent entre les oiseaux marins et l’industrie de la pêche. Malheureusement, chaque année, de nombreux oiseaux se noient dans ou autour de ces filets à senne coulissante. Diverses pêcheries et chercheurs testent actuellement différentes solutions, notamment en immergeant les filets plus rapidement afin de les rendre moins accessibles aux oiseaux», a témoigné le Norvégien Audun Rikardsen, professeur de biologie à temps plein à l’Université arctique de Norvège (UiT) à Tromso et photographe à temps partiel.

1er prix – catégorie monde aquatique 

«Survival Purse» © Ralph PACE/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai éclairé magnifiquement l’oothèque, la coquille qui contient l’œuf d’un requin-houle (Cephaloscyllium ventriosum), attachée à la base d’un varech géant, dans la baie de Monterey, en Californie, aux Etats-Unis. Confronté à de forts courants qui me poussaient d’un côté à l’autre, j’ai lutté pour rester stable afin de photographier cette oothèque appelée communément « bourse de sirène ». J’ai éclairé la poche par derrière pour révéler l’embryon de requin à l’intérieur, dont les fentes branchiales et le sac vitellin sont clairement visibles dans la forêt de kelp sombre. Les chercheurs estiment que les forêts de kelp de la baie de Monterey, ont diminué de plus de 95 % au cours des 34 dernières années. Les requins-houle dépendent du kelp pour pondre leurs œufs protégés d’une coquille, ce qui les rend particulièrement vulnérables à ces pertes», a expliqué l’Américain Ralph Pace, photojournaliste spécialisé dans la photographie sous-marine et environnementale multiprimé.

1er prix – catégorie zones humides : voir plus loin

«Vanishing Pond» © Sebastian FROLICH/Wildlife Photographer of the Year

«Je me suis rendu dans les landes autrichiennes près de Plazertal, dans le Tyrol pour souligner l’importance de cet écosystème fragile en tant que vaste réservoir de dioxyde de carbone et habitat pour une faune diversifiée. Un collembole, un invertébré minuscule, a traversé les bulles de gaz vert fluo qui s’échappaient à travers les algues, donnant à cette image une idée d’échelle. L’Autriche a perdu 90 % de ses tourbières, et seulement 10 % de celles qui subsistent sont en bon état. Platzertal est l’une des dernières hautes landes intactes des Alpes autrichiennes, et une région réputée pour ses tourbières qui stockent le carbone», a dit l’Allemand Sebastian Frölich, photographe naturaliste, berger et guide de montagne.

1er prix –  photojournaliste de nature : reportage

«Seething Pit» © Javier AZNAR GONZALEZ DE RUEDA/Wildlife Photographer of the Year

L’Espagnol Javier Aznar González de Rueda est le lauréat du prix du reportage photojournalistique pour «End of the Round-Up», portfolio composé de six images, qui explore la relation complexe entre les humains et les serpents à sonnettes à travers les États-Unis. Depuis des siècles, les serpents à sonnettes sont perçus de manière très différente à travers le continent américain, allant de la vénération et du respect à la peur et à la méfiance. Les rassemblements annuels de serpents à sonnettes, au cours desquels les chasseurs s’affrontent pour collecter le plus grand nombre de serpents, ont débuté dans les années 1930. Aujourd’hui, ces compétitions perdent de leur attrait, mais dans certains États, le sentiment anti-serpents à sonnettes reste fort. A travers ce travail photographique, Javier Aznar González de Rueda appelle au respect et à la protection de ces créatures avant qu’elles ne disparaissent du paysage américain. Voici la légende de la photo reproduite ci-dessus : «Les visiteurs contemplent des centaines de crotales diamantins de l’Ouest lors du rassemblement annuel de crotales à Sweetwater, au Texas. Beaucoup de ces serpents seront tués et vendus pour leur peau et leur viande. Les rassemblements peuvent également nuire à d’autres animaux : les serpents sont souvent chassés de leurs abris rocheux à l’aide de vapeurs d’essence, qui affectent également les créatures qui s’y abritent»

1er prix – jeune photographe de nature (10 ans et moins)

«The Weaver’s Lair» © Jamie SMART/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai d’abord remarqué la toile couverte de rosée avant de réaliser que son créateur était assis dans un nid, par une froide matinée de septembre, au centre du Pays de Galles, au Royaume-Uni. Avec la patience et la stabilité nécessaires pour faire la mise au point manuellement sur son appareil photo, j’ai maintenu l’araignée à toile orbiculaire parfaitement éclairée et symétriquement cadrée. Cette toile d’araignée est constituée d’un échafaudage de fils radiaux, recouvert d’une spirale de soie collante pour retenir les insectes piégés. Un « fil signal » puissant transmet les vibrations à la cachette de l’araignée, la poussant à sortir pour récupérer sa proie», a narré la photographe britannique de 9 ans Jamie Smart. Connue sous le pseudonyme de Eagle Eyed Girl, elle s’est lancée dans la photo à l’âge de 6 ans et depuis, certaines de ses images lui ont valu de connaître le succès dans des concours internationaux de photo.  

1er prix – étoile montante (portfolio)

«Sole Survivor» © Luca LORENZ/Wildlife Photographer of the Year

Allemand de 20 ans, Luca Lorenz a remporté ce prix décerné à un photographe âgé de 18 à 26 ans pour son portfolio de six images baptisé «Wachtful Moments». Le jeune Berlinois explore sa passion pour le monde naturel en le regardant à travers un objectif artistique. «J’observais un trou dans un arbre où nichaient une chevêchette d’Europe et son compagnon. Lorsque la femelle a disparu, le mâle a continué à nourrir les oisillons. Ce jour-là, l’oiseau restant est revenu avec le petit-déjeuner des oisillons dans ses serres et a appelé, mais ceux-ci n’ont pas répondu, probablement victimes d’un prédateur», a indiqué le photographe naturaliste autodidacte et membre de la Société allemande pour la photographie de nature (GDT), en légende de la photo ci-dessus.

1er prix – prix du portfolio (27 ans et plus)

«Autumn Icon» © Alexey KHARITONOV/Wildlife Photographer of the Year

Le lauréat du prix du portfolio est l’Israélo-russe Alexey Kharitonov pour les six images qui composent «Visions of the North». Photographe autodidacte passionné par la photographie de paysage, il est parvenu à trouver l’art dans des perspectives inattendues à travers les marécages du nord de la Russie. Son exploration artistique des régions reculées du nord de la Russie, de la Sibérie et de l’Asie met en valeur les paysages de la taïga et de la toundra arctique alors que l’été laisse rapidement place à l’hiver. À l’aide de drones, il sélectionne des détails dans ces vastes terrains et met en valeur leur beauté sauvage à travers des compositions saisissantes. Mais derrière ce festin visuel se cachent des menaces d’origine humaine, notamment une vulnérabilité pressante au changement climatique. «J’ai pris ce qui pourrait être les premières photos par drone de ce paysage isolé lors d’un voyage en bateau à moteur de 180 km à travers un territoire inhabité le long de la rivière Taymylyr, au nord du cercle polaire arctique, dans l’Extrême-Orient russe. Les cours d’eau bordés d’herbe verte vif ont laissé place à des arbustes dorés et à un paysage parsemé des flammes cramoisies de la busserole alpine et de la myrtille des marais», a-t-il indiqué en légende du cliché ci-dessus.

1er prix – catégorie portraits d’animaux 

«Shadow Hunter» © Philipp EGGER/Wildlife Photographer of the Year

«J’ai découvert le nid de ce grand-duc d’Europe lors d’une escalade près de Naturno appelé également Naturns, dans le Trentin-Haut-Adige, dans le nord-est de l’Italie, et l’ai observé à distance pendant quatre ans. J’ai méticuleusement préparé cette photo, allant jusqu’à légèrement bouger mon appareil photo pour flouter les quelques éléments présents, à l’aide d’un téléobjectif. Ma patience a été récompensée par le reflet orange des yeux du grand-duc et la lumière du soir qui se reflète sur ses plumes. Avec un poids environ deux fois supérieur à celui d’une buse et une envergure approchant les 180 cm, ces redoutables prédateurs nocturnes comptent parmi les plus grands hiboux. Ils nichent sur des corniches rocheuses abritées ou dans des crevasses, revenant souvent au même endroit pendant des années», a relaté Philipp Egger, photographe et vidéaste animalier italien.



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