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La suspension de la réforme était exigée par les socialistes, qui menaçaient, sans cela, de déposer une motion de censure contre le gouvernement.
« Est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l’avenir de notre système de retraite ? La réponse est oui. » Sébastien Lecornu a annoncé, dans son discours de politique générale devant l’Assemblée nationale, mardi 14 octobre, qu’il « proposera[it] au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu’à l’élection présidentielle ». « Une réforme sociale, aussi nécessaire soit-elle, ne peut tenir que si elle est comprise et équitable », a justifié le Premier ministre, alors que cette suspension était réclamée par les socialistes et la CFDT.
« Aucun relèvement de l’âge n’interviendra à partitr de maintenant jusqu’à janvier 2028, comme l’avais précisément demandé la CFDT. En complément la durée d’assurance sera elle aussi susopendue et restera à 170 trimestres jusqu’à janvier 2028 », a-t-il ajouté.
Pour avancer sur ce dossier épineux, Sébastien Lecornu va proposer « d’organiser une conférence sur les retraites et le travail, en accord avec les partenaires sociaux ». Elle « aura le temps de se prononcer avant l’élection présidentielle » et « pourra rendre ses premières conclusions au printemps » 2026, selon le Premier ministre. « La suspension coûtera 400 millions d’euros en 2026 et 1,8 milliard en 2027, a-t-il encore rappelé. Elle devra donc être compensée par des économies. Elle ne pourra pas se faire au prix d’un déficit accru. »