
Depuis le sommet sur l’accord de paix de Gaza, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il ressentait une «grande préoccupation» au sujet de la situation de crise à Madagascar. Ce lundi 13 octobre, le président du pays africain a assuré être en «lieu sûr» après avoir subi une «tentative de meurtre».
Emmanuel Macron a exprimé son soutien au peuple malgache. Le président de la République a confié sa «grande préoccupation» vis-à-vis de la crise que traverse Madagascar, ce lundi 13 octobre, en marge du sommet sur l’accord de paix de Gaza, en Égypte.
En effet, le président malgache, Andry Rajoelina, a indiqué se trouver «dans un lieu sûr» après une «tentative de meurtre», ce lundi. Selon RFI, il a pris place «à bord d’un avion militaire français pour l’île de la Réunion», dimanche 12 octobre, «avant de partir vers une autre destination avec sa famille».
«Je veux ici l’amitié de la France à l’égard du peuple malgache»
«Je veux ici dire la grande préoccupation qui est la nôtre, dire l’amitié de la France à l’égard du peuple malgache. Je pense qu’il est très important que l’ordre constitutionnel, la continuité institutionnelle, soient préservés à Madagascar, parce qu’il en va de la stabilité du pays et des intérêts de la population», a ajouté Emmanuel Macron.
«On regarde la jeunesse de ces pays avec beaucoup d’admiration, d’affection. On a une jeunesse qui s’est exprimée, qui est politisée, qui veut vivre mieux. Il ne faut simplement pas qu’elle soit récupérée par des factions militaires ou des ingérences étrangères», a-t-il également soutenu.
Andry Rajoelina a dénoncé ce week-end «une tentative de prise du pouvoir illégale» dans cette île particulièrement pauvre de l’océan Indien. Sa prise de parole avait déjà été reportée une première fois en raison de l’arrivée d’un «groupe de soldats armés» au siège de la télévision publique, selon la présidence. Elle s’est finalement tenue ce lundi.
Les contestations, qui concernaient au départ des coupures incessantes d’eau et d’électricité, sont devenues plus générales au sujet du président Rajoelina. Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine ont été blessées, d’après un bilan des Nations unies. Le président malgache évoque quant à lui, 12 morts, tous «des pilleurs, des casseurs».