le dissident cubain José Daniel Ferrer a quitté Cuba pour les États-Unis

Photo of author

By InfoHunter



Incarcéré à plusieurs reprises depuis 2003, le dissident cubain José Daniel Ferrer a rejoint les États-Unis ce lundi 13 octobre, après sa libération de prison, à la demande du gouvernement américain.

Le gouvernement américain a annoncé, ce lundi 13 octobre, l’arrivée aux États-Unis du dissident cubain José Daniel Ferrer, accompagné de sa famille, après sa libération de prison.

«José Daniel Ferrer, courageux dirigeant du mouvement pro-démocratie cubain, est arrivé aux États-Unis après avoir subi des années de violences, de torture et de menaces de mort à Cuba», a déclaré le secrétaire d’État américain Marco Rubio, ajoutant que «son leadership et engagement inlassable en faveur du peuple cubain constituaient une menace pour le régime, qui l’a emprisonné et torturé à maintes reprises». 

Menaces d’emprisonnement contre sa femme

L’opposant de 55 ans a notamment été libéré et autorisé à quitter son île d’origine, avec sa femme Nelva Ortega, leur fils José Daniel, ses deux filles et son ex-femme, après une demande formelle du gouvernement américain, selon Alejandro García, responsable du ministère cubain des Affaires étrangères.

Dans une lettre écrite depuis sa cellule ce mois-ci, il a affirmé s’exiler «avec (la) dignité et (l’)honneur intacts, et pas pour longtemps» alors que «la cruauté de la dictature à (son) égard n’a connu aucune limite».

Son départ a notamment résulté de menaces d’emprisonnement contre sa femme et le placement de son jeune fils dans un établissement pour mineurs délinquants

Sa sœur Ana Belkis a confié à l’AFP qu’il avait «finalement été exilé, grâce à Dieu», ajoutant que sa famille était «très heureuse malgré la tension des derniers jours». 

Son départ affaiblit considérablement l’Union patriotique de Cuba, l’une des organisations d’opposition les plus actives du pays qu’il a fondé, alors que celui-ci traverse sa pire crise économique depuis des décennies et fait face à un exode des jeunes vers les États-Unis.

Un fervent opposant au communisme

José Daniel Ferrer a connu plusieurs séjours en prison depuis mars 2003, lors de son arrestation pendant le «printemps noir», une répression violente de trois jours. Il a été libéré en 2011. 

Il a de nouveau été condamné pour sa participation aux manifestations massives de 2021, avant d’être libéré prématurément en janvier dernier dans le cadre d’un accord négocié avec le Vatican. Peu de temps auparavant, l’administration de l’ancien président américain Joe Biden avait annoncé retirer Cuba de sa liste des pays soutenant le terrorisme.

Toutefois, après l’annulation de cette décision par Donald Trump et la réinscription de l’île sur la liste peu après son retour au pouvoir, la libération conditionnelle de José Daniel Ferrer avait été révoquée en avril dernier et il a été de nouveau emprisonné. 

Les États-Unis avaient déjà publiquement réclamé sa libération et Amnesty International l’avait inscrit sur une liste d’une demi-douzaine de prisonniers d’opinion. Dans sa déclaration, le secrétaire d’État américain a appelé à la libération de «700 autres prisonniers politiques injustement détenus».



Source link

Laisser un commentaire