
La gendarmerie de l’Orne a lancé, ce jeudi 9 octobre, un appel à témoins afin de localiser une «cavité rocheuse de forme plus ou moins oblongue» où Michel Fourniret pourrait avoir caché le corps de Lydie Logé en 1993.
Une avancée majeure dans l’enquête ? Le 18 décembre 1993, Lydie Logé disparaissait à Saint-Christophe-le-Jajolet, dans l’Orne. Trente-et-un ans plus tard, et alors que Monique Olivier, veuve de Michel Fourniret, avait avoué aux enquêteurs avoir joué un rôle dans l’enlèvement et le meurtre de la jeune femme, les gendarmes de l’Orne ont lancé, ce jeudi 9 octobre, un appel à témoins sur les réseaux sociaux.
Cet appel à témoins a pour objectif de localiser une cavité où le corps de Lydie Logé pourrait avoir été caché.
«Afin d’orienter nos services vers la découverte du lieu où repose la défunte, nous recherchons tout renseignement sur un site pouvant correspondre à la description suivante : Une cavité rocheuse de forme plus ou moins oblongue (telle que présenter sur l’image d’illustration). La roche in situ pourrait être relativement claire. Cette cavité pourrait être directement accessible (à flanc d’affleurement rocheux) ou bien se trouver dans une formation creuse (artificielle ou non), et dans cette hypothèse possiblement une marnière», a écrit la gendarmerie de l’Orne.
«Pour se rendre à cet endroit il faudrait, probablement, suivre depuis la route un chemin carrossable menant à une aire de stationnement assez large depuis laquelle il serait possible de rejoindre, à pied et sans difficulté majeure, la dite cavité. Notons que la géomorphologie et l’accessibilité du lieu pourrait, en 30 ans, avoir connu des modifications», a-t-elle ajouté.
Les gendarmes ont invité toute personne ayant connaissance d’un site pouvant correspondre à la description de prendre attache avec le service d’enquête à l’adresse : [email protected].
«Je pense qu’on peut trouver le corps de la victime»
Au cours du mois de janvier 2025, Monique Olivier avait été conduite dans l’Orne pour participer aux recherches du corps de Lydie Logé durant trois jours. La veuve de Michel Fourniret a, selon son avocat Me Richard Delgenes, «une mémoire assez précise» de ce qu’il s’est passé il y a 31 ans.
«Elle était très volontaire, en tout cas elle a répondu à toutes les questions, la sincérité était là», a indiqué Me Richard Delgenes, à propos de sa cliente, condamnée deux fois, en 2008 et en 2023, à la réclusion à perpétuité notamment pour complicité dans sept meurtres de jeunes filles au total, dont celui d’Estelle Mouzin.
«Compte tenu de l’endroit décrit, je pense qu’on peut trouver le corps de la victime», avait-il ajouté.
Lydie Logé, mère d’un garçon de 7 ans, avait disparu à l’âge de 29 ans à Saint-Christophe-le-Jajolet, petit village de 240 habitants peu après avoir fait des courses de Noël avec une amie.
Alors que deux enquêtes de 1994 à 1998 puis de 2004 à 2009, avaient abouti à des non-lieux, les investigations ont été relancées en 2018 après des rapprochements établis entre les traces ADN issues de composés organiques trouvés dans la camionnette de Michel Fourniret et l’ADN de la mère de Lydie Logé.