
La police espagnole a interpellé 17 personnes à Vitoria, dans le nord du pays, en marge de violences entre partisans et opposants de l’ancien dictateur le Général Franco, alors que le pays célèbre sa fête nationale.
Même mort depuis 50 ans, Francisco Franco continue de provoquer des tensions en Espagne. La police a annoncé dimanche avoir interpellé 17 personnes dans la ville de Vitoria (nord), après des violences entre partisans et opposants de l’ancien dictateur, à l’occasion de la fête nationale.
Ces violences surviennent seulement quelques semaines avant le 50e anniversaire du décès de celui qui a dirigé la pays d’une main de fer entre 1939 et 1975. Les contrevenants sont soupçonnés de «trouble à l’ordre public».
Une vingtaine de policiers ont subi de «légères contusions» et les manifestants blessés ont été pris en charge sur place par du personnel médical, indique la police dans un communiqué.
Des tirs de mortiers entre les deux parties
«La Phalange», parti fasciste qui se réclame de l’héritage de la Phalange espagnole fondée en 1933 et pilier du régime franquiste, a tenu dimanche un rassemblement dans le Pays basque, communauté autonome du nord du pays.
Le parti est venu affirmer sa défense de «l’unité de l’Espagne» à l’occasion de la fête nationale, dans une région berceau historique d’un mouvement séparatiste. Des dizaines de militants se sont rassemblés sur une place centrale de Vitoria, faisant des saluts fascistes et brandissant des drapeaux espagnols, avant que des contre-manifestants encagoulés n’apparaissent, a constaté un journaliste de l’AFP.
Les groupes rivaux se sont mutuellement jeté du mobilier urbain, des chaises, ont incendié des déchets et échangé des tirs de mortiers, avant de subir les charges de la police.