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Ce direct est terminé.
Au lendemain d’une journée marquée par les déclarations de sa mère, Cédric Jubillar a été confronté, jeudi 9 octobre, aux témoignages de deux anciennes compagnes, auxquelles il aurait confié avoir tué son épouse, Delphine Aussaguel-Jubillar. Après Séverine L., Jennifer C. a de nouveau affirmé que l’accusé lui avait fait des aveux lorsqu’il était en prison, « au cours de plusieurs parloirs ». « Je lui ai posé la question : ‘C’est toi ?’ Il m’a dit : ‘Oui’. Je dis : ‘Qu’est-ce que t’as fait ?’ Il me dit : ‘Je l’ai étranglée' », rapporte-t-elle en visioconférence. Elle précise que Cédric Jubillar lui a mimé le geste : « C’est avec les bras, comme une clef de coude », précise-t-elle. A l’issue de cette déposition, la présidente a donné la parole à Cédric Jubillar. « Je suis le coupable idéal. C’est l’effet des médias. J’ai été condamné avant même le procès », a-t-il déploré.
« Aujourd’hui, je ne pense pas que c’est lui », affirme Séverine L. « Ça m’est arrivé de penser que c’était lui », a-t-elle déclaré dans un premier temps à la barre, jeudi matin. Elle a rapporté que Cédric Jubillar lui aurait affirmé « en rigolant », en mai 2021, avoir caché le corps de son épouse dans une ferme qui a brûlé.
Cédric Jubillar aurait confié à un ex-codétenu s’être « débarrassé » de Delphine. Marc-Aurèle M., un ancien voisin de cellule du peintre-plaquiste, a affirmé mercredi après-midi que l’accusé lui avait confié en prison s’être « débarrassé » de son épouse. Lors d’échanges par la fenêtre du centre pénitentiaire de Toulouse-Seysses, celui-ci lui aurait déclaré avoir « pété les plombs » en découvrant que son épouse avait un amant et l’avoir tuée et enterrée. Cédric Jubillar a qualifié ce témoignage de « mensonge ».
Le doute profond de la mère de l’accusé. Au cours d’une longue audition mercredi, la mère de Cédric Jubillar, parfois en larmes, a exprimé ses doutes sur la culpabilité de son fils, regrettant de « ne pas avoir pris plus au sérieux » les menaces de mort qu’il avait proférées à l’encontre de sa femme. « J’en ai marre, elle m’énerve, je vais la tuer, l’enterrer et personne ne va la retrouver », lui aurait déclaré son fils, quelques semaines avant la disparition de son épouse.
Un gendarme plaide une « erreur » après des accusations de « falsification ». Un témoin très embarrassé est arrivé à la barre mardi après-midi. « A aucun moment », l’amant de Delphine Jubillar ne s’est retrouvé « sous les relais de Cagnac-les-Mines », a affirmé le major Gilles L., plaidant une « erreur » après la découverte par la défense des coordonnées du compagnon de la disparue, dans une liste de numéros détectés près du domicile des Jubillar la nuit de la disparition.