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Présenté comme un possible successeur à Sébastien Lecornu, Jean-Louis Borloo a démenti la rumeur, jeudi 9 octobre. « J’ignore absolument tout », a-t-il déclaré, assurant n’avoir « aucun » contact avec l’entourage du président. « Borloo est une hypothèse, c’est le seul qui n’a rien à perdre », avait déclaré une source proche d’Emmanuel Macron. Pour Bruno Retailleau, qui l’a eu au téléphone jeudi, il a l’avantage d’être « disruptif » et « ni de gauche ni macroniste ». Il remplit donc certaines des conditions que le patron de LR a fixées pour retourner au gouvernement. Le ministre de l’Intérieur démissionnaire a toutefois refusé de dire s’il soutenait l’hypothèse Borloo. Ces discussions interviennent alors que l’Elysée a annoncé mercredi qu’Emmanuel Macron « nommera un Premier ministre d’ici 48 heures » sur la base des conclusions des négociations menées par Sébastien Lecornu. Suivez notre direct.
La France aura un budget en 2026. La France disposera d’un budget en 2026, qui sera « bon » pour les déficits et la croissance, et elle respectera ses engagements européens, a assuré son ministre de l’Economie démissionnaire, Roland Lescure, avant une réunion avec ses homologues de la zone euro. « Il y a une majorité de parlementaires en France qui veulent la stabilité (…) et qui s’accordent sur une chose, c’est que nous avons besoin d’un budget pour 2026, et, c’est très important, d’un budget qui respecte les engagements que nous avons pris envers nos amis Européens, donc c’est ce qu’il va se passer », a déclaré le ministre.
« Les rats quittent le navire », selon Eric Dupond-Moretti. « Je constate que quelques rats quittent le navire », a raillé l’ex-ministre de la Justice sur BFMTV, après les critiques de Gabriel Attal et Edouard Philippe à l’encontre d’Emmanuel Macron. « Gabriel Attal, c’est la création d’Emmanuel Macron. Sans lui, il n’est rien », a-t-il affirmé. L’ex-garde des Sceaux s’en est également pris à Edouard Philippe, disant être « sidéré de ce que quelqu’un qui envisage d’être président de la République grève par anticipation la fonction à laquelle il aspire ». Il fait référence aux déclarations de l’ancien Premier ministre appelant Emmanuel Macron à démissionner pour organiser « une présidentielle anticipée ».
Elisabeth Borne appelle à « un compromis, de la droite républicaine aux élus socialistes ». L’ex-Première ministre s’est redite ouverte à une suspension de la réforme des retraites pour sortir de la crise politique, jeudi sur BFMTV. « Si c’est la seule voie pour sortir de la crise actuelle, qui va coûter des milliards à l’économie du pays, qui plonge tout le monde dans l’incertitude (…), ça vaut la peine de poser cette question », a estimé l’actuelle ministre de l’Education démissionnaire. Elle s’est en revanche prononcée « clairement » contre une abrogation de la loi.
Le PS « réclame une cohabitation ». Patrick Kanner a exprimé, jeudi sur franceinfo, un « ras-le-bol de cette situation », estimant que la France a « perdu un mois » depuis la nomination de Sébastien Lecornu en tant que Premier ministre. « Nous réclamons une cohabitation », a insisté le président du groupe socialiste au Sénat.