à Haïti, plus de 680.000 enfants déplacés, soit deux fois plus qu’il y a un an

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By InfoHunter



D’après l’Unicef, plus de 680.000 enfants sont désormais déplacés en Haïti en raison de la violence des gangs contrôlant la quasi-totalité de la capitale haïtienne Port-au-Prince. Un chiffre qui a quasiment doublé en un an. 

Un constat alarmant. Dans un rapport intitulé «SOS Enfants» publié ce mercredi 8 octobre, l’Unicef a indiqué que 680.000 enfants sont désormais «arrachés à leur foyer» en Haïti, dont la capitale Port-au-Prince est en proie à la violence des gangs. 

«En tout, plus de 1,3 million de personnes sont déplacées à travers le territoire alors que la spirale de la violence, l’effondrement des services et le manque d’accès à l’aide humanitaire enfoncent le pays dans la crise», a écrit l’agence dans son rapport. 

Plus alarmant encore, le nombre d’enfants déplacés a presque doublé en un an à l’heure où le territoire souffre de l’effondrement des services et du manque d’accès à l’aide humanitaire, l’enfonçant dans la crise.  

«En Haïti, les enfants sont frappés par des violences et des déplacements d’une ampleur terrifiante. Chaque nouvelle obligation de fuir les prive non seulement de leur logement, mais aussi de la possibilité d’aller à l’école et de vivre une enfance normale», a déploré Catherine Russell, Directrice générale de l’Unicef.

566 enfants victimes de violences sexuelles en Haïti en 2024

En 2024, l’ONU a dénombré en Haïti 2.269 «graves violations» contre 1.373 enfants, dont 213 tués, 138 blessés, 566 victimes de violences sexuelles (dont 406 viols et 160 viols collectifs), et 302 recrutés par des gangs.

Un total «près de cinq fois supérieur à celui de l’année précédente – et probablement bien inférieur à la réalité, puisque la plupart des cas ne sont pas signalés dans les zones sous contrôle des groupes armés», note le rapport.

L’agence estime que 2,7 millions de personnes, dont 1,6 million de femmes et d’enfants, vivent désormais dans des zones contrôlées par les gangs, soit près d’un quart de la population.

Et dans ces zones, notamment la capitale Port-au-Prince, presque entièrement aux mains de ces groupes armés, «le traumatisme constitue le quotidien d’innombrables enfants», témoins de meurtres ou contraints de fuir au milieu de la nuit.



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