
L’ex-députée macroniste Eva Son-Forget doit comparaître ce mercredi 8 octobre devant la 24-1e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Elle est poursuivie pour «refus d’obtempérer et conduite sous cocaïne», des faits s’étant déroulés le 15 juin 2024.
Le tribunal suivra-t-il les réquisitions du parquet ? Ce mercredi 8 octobre, l’ex-députée macroniste Eva Son-Forget, élue LREM sous le prénom de Joachim avant sa transition de genre, doit comparaître devant la 24-1e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris.
Cette ex-députée est en effet accusée de s’être livrée à un dangereux rodéo urbain sous cocaïne, avec refus d’obtempérer, au cœur de la capitale le 15 juin 2024. Alors qu’Eva Son-Forget était absente durant sa comparution le 30 septembre dernier, le procureur a requis à son encontre une peine de 10 mois d’emprisonnement avec sursis et 6.000 euros d’amende.
Le jour des faits, l’ex-députée roulait à vive allure au volant de sa Mercedes AMG, enchainant les accélérations le long du boulevard Saint-Germain, à deux pas de l’Assemblée nationale (7e arrondissement). C’est ainsi que des policiers ont tenté de la contrôler.
Malgré les injonctions des forces de l’ordre, l’ex-députée a refusé de s’arrêter, exhibant même une cocarde tricolore, signe distinctif des élus de la République. Elle a ensuite poursuivi sa route à vive allure le long du boulevard Raspail, dans le 6e arrondissement, et tenté, pour échapper aux policiers, un spectaculaire demi-tour devant l’hôtel Lutetia. Dans la manœuvre ratée, elle a percuté la voiture d’un employé du palace.
L’ex-députée hospitalisée en psychiatrie après les faits
Pas suffisant pour arrêter Eva Son-Forget, qui a continué cette course-poursuite avec la police sur 3,5 kilomètres pendant près de 15 minutes, grillant quatre à cinq feux rouges, circulant à contresens, sur des voies de bus et des pistes cyclables, et manquant de renverser piétons, motos et vélos. Sa course folle a finalement pris fin le long du quai d’Orsay, quand les policiers sont parvenus à lui barrer la route, autour de 12h10.
Dans le véhicule, les agents ont trouvé un badge d’accès au Parlement, deux passeports – français et kosovar -, 0,7 gramme de cocaïne et une paille transparente avec des résidus. Les analyses toxicologiques ont montré que l’ex-députée avait consommé avant de prendre le volant.
Une expertise psychiatrique a néanmoins conclu à l’altération du discernement d’Eva Son-Forget au moment des faits, en raison de sa prise de cocaïne. Elle a, depuis, été hospitalisée en établissement psychiatrique.