Nicolas Maduro dénonce une tentative d’attentat contre l’ambassade américaine sur fond de tensions politiques

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By InfoHunter



Le président vénézuélien, Nicolas Maduro, a affirmé, ce lundi dans la soirée, que des «extrémistes» voulaient placer des explosifs contre l’ambassade américaine à Caracas, dénonçant ainsi un «complot» en pleine crise politique entre ces deux pays. 

«C’était une action de provocation», a déclaré ce lundi soir Nicolas Maduro à la télévision. Le président vénézuélien a en effet assuré que les services de sécurité ont déjoué les préparatifs d’un attentat ciblant l’ambassade des États-Unis à Caracas. Décrivant une opération «sous fausse bannière» afin de tromper les observateurs sur la vraie identité de ces acteurs, le chef de l’État a affirmé que «deux sources, l’une nationale, l’autre internationale» avaient fourni des informations concordantes sur la «possibilité qu’un groupe terroriste local place une charge explosive à l’ambassade américaine».

Selon lui, il s’agissait de «créer un scandale et d’utiliser le pouvoir de communication des réseaux et les médias pour ensuite blâmer le gouvernement bolivarien (vénézuélien : ndlr) et entamer une escalade de confrontation». 

Une sécurité assurée 

Les révélations du président ont d’ailleurs été appuyées par le président du Parlement, Jorge Rodriguez, qui a indiqué dans un communiqué que le gouvernement américain avait été prévenu «par trois voies distinctes d’une grave menace». «Nous avons également averti une ambassade européenne de ces faits afin qu’elle informe le personnel diplomatique des États-Unis de la gravité de cette information», a-t-il souligné. 

Ce dernier, qui est aussi le négociateur en chef du Venezuela lors de discussions avec les États-Unis, a affirmé que «des mesures de sécurité» ont été renforcées afin d’assurer «cette mission diplomatique» que le gouvernement vénézuélien «respecte» et «protège». 

Malgré des relations bilatérales compliquées entre les deux pays, Caracas semble vouloir montrer qu’elle prend ses responsabilités. «Malgré tous les différends que nous avons eus avec les gouvernements des États-Unis, cette ambassade est protégée conformément aux Accords de Genève et au droit international par notre gouvernement», a assuré Nicolas Maduro. 

Venezuela – États-Unis : des relations diplomatiques compliquées 

Alors que Caracas et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019, cet événement s’inscrit dans un climat de crispation entre les deux pays. Symbole de cette tension, une marche organisée par le pouvoir s’est terminée devant le siège des Nations unies dans la capitale où les manifestants ont conspué la présence des navires de guerre américains proches des eaux territoriales et les accusations de narcotrafic lancées par le président américain Donald Trump

«Nous voulons dire (…) à Donald Trump qu’il retire ses navires et ses batteries de missiles, car nous ne sommes pas un pays narcotrafiquant. C’est un pays qui lutte contre le narcotrafic», a déclaré à l’AFP Manuel Ladera, 62 ans, agent aéroportuaire. 

En effet, Washington, qui a déployé des navires militaires en mer des Caraïbes officiellement dans le cadre d’une opération anti-drogue, a bombardé vendredi dernier, un bateau présumé appartenir à des narcotrafiquants au large du Venezuela, tuant quatre personnes. Cela porte à au moins quatre les frappes aériennes visant de telles embarcations, faisant au moins 21 morts depuis le début. 

Le président Maduro a dénoncé cette action comme une «agression armée» des États-Unis, accusant Washington d’utiliser le trafic de drogue comme prétexte «pour imposer un changement de régime» et s’emparer des réserves de pétrole parmi les plus importantes au monde. De plus, la veille, son gouvernement avait également dénoncé «l’incursion illégale» de chasseurs américains dans une zone sous son contrôle aérien.



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