
Ce lundi s’ouvre le procès de l’homme soupçonné d’avoir traîné au sol une femme de 82 ans après avoir tenté de lui voler son sac. Il est jugé pour violences ayant entraîné une incapacité totale de travail (ITT) de plus de huit jours et pour vol avec violences sur une personne vulnérable.
Il dit avoir «honte» de ses actes. Ce lundi 6 octobre s’ouvre le procès d’un homme accusé d’avoir agressé deux femmes âgées de 78 et 82 ans en août dernier, dont l’une a été traînée au sol sur plusieurs mètres alors qu’il tentait de lui voler son sac.
Les faits remontent au 10 août 2025. Ce soir-là, vers 19 heures, une femme de 82 ans se trouvait sur le parking de l’église Sainte-Marie lorsqu’elle a été prise pour cible par un homme à vélo. Ce dernier s’est approché d’elle, l’a percutée, puis a tenté de lui arracher son sac à main.
La victime a refusé de céder son sac et n’a pas lâché prise. Elle a alors été traînée sur le sol sur environ deux mètres par son agresseur, a rapporté Le Parisien. À la suite de cette attaque, elle a souffert d’une fracture du bassin et s’est vu délivrer une incapacité totale de travail (ITT) de 45 jours.
Grâce aux caméras de vidéosurveillance de la ville et à une enquête de voisinage approfondie, l’homme, âgé de 31 ans et originaire de Mulhouse, a pu être interpellé le 12 août et placé en garde à vue au commissariat en charge de l’enquête, avait alors indiqué Jean-François Assal, procureur adjoint de la République, dans un communiqué de presse.
«Il sera jugé le 6 octobre 2025 du chef de vol avec violences ayant entraîné une ITT de plus de 8 jours et de vol sur personnes vulnérables avec violences», avait-il ajouté.
Le mis en cause était «à la recherche d’argent pour manger»
Selon le parquet de Mulhouse, le mis en cause n’en serait pas à son coup d’essai. Sur les lieux de l’agression de la femme de 82 ans, les enquêteurs ont recueilli le témoignage d’une autre femme âgée de 78 ans, qui a déclaré avoir été «victime des mêmes faits par un individu à vélo». Cette dernière, ayant lâché son sac, n’a pas été blessée physiquement.
Toujours selon le parquet, l’homme, «défavorablement connu des services de police, notamment pour des faits de vol à l’étalage et de trafic de stupéfiants», a d’abord nié les faits lors de sa garde à vue.
Mais face aux preuves recueillies, il a finalement reconnu partiellement les faits, expliquant avoir menti par «honte» de ses actes. Sans-emploi, il aurait déclaré avoir agi, car il était «à la recherche d’argent pour manger».