/2025/10/06/000-77uk297-68e3b1928aae5082566065.jpg)
Ce direct est terminé.
Un an après le procès historique dit des viols de Mazan, Gisèle Pelicot, devenue icône féministe, se confronte à nouveau, à partir du lundi 6 octobre, à Husamettin Dogan, seul accusé à avoir maintenu son appel. En décembre, il avait été condamné à neuf ans de prison pour viols aggravés. Organisé cette fois-ci à Nîmes devant un jury populaire de la cour d’assises du Gard, ce nouveau procès doit durer jusqu’à mercredi ou jeudi si les débats prennent du retard. L’accusé, un ex-ouvrier du bâtiment de 44 ans qui comparaît libre, risque à nouveau 20 ans de réclusion. Lors de ce procès, qui s’est ouvert un peu après 14 heures, Husamettin Dogan a déclaré ne « jamais » avoir « voulu violer » Gisèle Pelicot, préalablement sédatée par son ex-mari, contestant à nouveau les faits qui lui sont reprochés.
L’accusé maintient avoir été piégé. Husamettin Dogan « conteste toujours s’être rendu au domicile du couple dans l’intention de violenter quiconque », a assuré l’un de ses avocats à franceinfo. S’il « respecte Madame Pelicot, dont on sait tous qu’elle est la victime dans cette affaire, il en veut beaucoup à Dominique Pelicot, par qui il considère avoir été piégé », ajoute-t-il. En première instance, son autre avocate avait évoqué(Nouvelle fenêtre) « un jeu sexuel à trois », estimant que Gisèle Pelicot était consciente.
Gisèle Pelicot « combative ». La septuagénaire, discrète depuis la condamnation des 51 accusés en première instance en décembre, « aurait vraiment préféré se concentrer sur sa nouvelle vie et sur son avenir. Mais elle doit en passer par là parce que c’est la condition pour vraiment tourner la page. Donc elle y va et elle est combative », a assuré l’un de ses avocats, Antoine Camus, à l’AFP.
Un procès court. L’audience démarre à 14 heures et la journée de lundi devrait notamment permettre d’évoquer la personnalité de l’accusé. Dominique Pelicot, condamné à vingt ans de réclusion, sera extrait de sa cellule mardi, pour être entendu en tant que témoin. Le même jour, l’accusé sera interrogé. Enfin, Gisèle Pelicot s’exprimera à la barre mercredi. En cas de retard, l’audience pourrait reprendre pour une dernière journée jeudi. Des mobilisations féministes sont annoncées tout au long de la semaine aux abords du palais de justice de Nîmes.