
Un détenu a vu sa console être endommagée lors de son transfert d’une prison à une autre. Pour ce motif, l’État français a été condamné le 9 septembre dernier par le tribunal administratif d’Orléans à indemniser le prisonnier.
Indemnisé pour sa console de jeux abîmée. Le 9 septembre 2025, le tribunal administratif d’Orléans a condamné l’État français à indemniser un détenu dont la console de jeu a été endommagée et la manette perdue lors d’un transfert entre deux centres de détention. L’affaire remonte au 23 août 2022, lorsque le prisonnier a été transféré du centre de Châteaudun à celui d’Orléans-Saran.
Le tribunal a estimé que le détenu avait prouvé que ses biens avaient été abîmés pendant le transfert, engageant ainsi la responsabilité de l’administration pénitentiaire.
Après une réclamation infructueuse auprès de cette dernière, le prisonnier avait saisi la justice. Il a finalement obtenu un dédommagement de 200 euros.
Cette affaire vient rappeler que certains détenus ont accès à des commodités, comme des consoles de jeu, vendues dans les «cantines» des prisons. Ces accès restent cependant strictement encadrés : seuls les détenus purgeant de longues peines peuvent en bénéficier, sous réserve de l’accord de l’établissement.
Les consoles sont dépourvues de connexion internet et certains jeux, jugés trop violents, sont interdits, comme le sera GTA 6 à sa sortie, par exemple. Pour Frédéric Poquelin, grand reporter spécialisé dans la criminalité, ces activités permettent de limiter l’agressivité en détention : «Il y aurait beaucoup plus d’agressions envers le personnel pénitentiaire sans ces moyens d’occupation».
Même si tous les détenus n’ont pas accès à des consoles, ils peuvent généralement lire ou regarder la télévision. En mai 2025, Gérald Darmanin avait remis en question certaines activités en prison, après des rumeurs évoquant des massages proposés dans une maison d’arrêt de Nîmes.