le magnat du hip-hop condamné à 4 ans et 2 mois de prison ferme

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By InfoHunter



Le rappeur Sean «Diddy» Combs, au cœur d’une des affaires judiciaires les plus suivies de ces dernières années à New York, a été reconnu coupable ce vendredi de «transport de personnes à des fins de prostitution». Si les procureurs réclamaient une peine de 11 ans de prison, il a finalement été condamné à passer 4 ans et 2 mois derrière les barreaux.   

Le magnat du hip-hop P. Diddy a été condamné vendredi à 4 ans et deux mois de prison par un tribunal de New York pour transport de personnes à des fins de prostitution. Avant le prononcé du jugement, la star a de nouveau demandé pardon pour ses actes. 

La veille, dans un courrier au juge, il s’était dit «brisé» par ce qu’il a fait, après s’être «perdu dans la drogue et l’excès». 

En juillet, après deux mois de débats, les jurés avaient rejeté les accusations les plus graves de trafic sexuel et d’association de malfaiteurs portées contre Sean Combs, de son vrai nom, lui épargnant l’emprisonnement à perpétuité.

Le parquet avait réclamé au moins 11 ans de prison contre lui, insistant sur la «gravité» des faits, mais aussi l’absence de «repentir» de P. Diddy, les «traumatismes» subis par les victimes et la «menace» qu’elles disent ressentir de sa part. 

De son côté, la défense avait demandé que sa peine n’excède pas 14 mois, mettant en avant son bon comportement depuis son emprisonnement et son image «détruite».

«Je fais toujours des cauchemars» 

En 2023, Cassie avait porté plainte contre lui au civil pour un viol et l’avait accusé d’avoir eu un «comportement violent» et «déviant» durant une décennie. Si l’affaire s’est réglée en 24 heures, «à l’amiable», selon un accord confidentiel, elle a donné lieu à d’autres plaintes, ayant mené à ce procès pénal.

Les jurés ont visionné des enregistrements des marathons sexuels en question, ainsi que les images de caméras de surveillance d’un hôtel de Los Angeles montrant P. Diddy traînant au sol Cassie et la rouant de coups.

«Je fais toujours des cauchemars, j’ai des flashbacks quotidiens, et je continue à avoir besoin de soins psychologiques», a écrit Cassie dans un courrier, affirmant qu’elle et sa famille avaient quitté la région de New York par crainte de «représailles» si P. Diddy était «libéré».

La défense n’a pas caché, par ailleurs, chercher à obtenir une grâce présidentielle de la part de Donald Trump. 

Une demande qui a peu de chances d’aboutir, le président ayant rejeté l’idée lors d’une interview début août, parlant de quelqu’un de « très malveillant ».



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