
Accusé de viols et d’agressions sexuelles par des dizaines de femmes, le psychanalyste Gérard Miller doit être présenté à des juges d’instruction ce jeudi 2 octobre en vue d’une potentielle mise en examen concernant sept victimes.
Une nouvelle étape judiciaire et sans doute décisive. Le psychanalyste Gérard Miller va être présenté à des juges d’instruction ce jeudi 2 octobre. Il pourrait être mis en examen pour des faits de viols et d’agressions sexuelles commis entre 2000 et 2020 à l’encontre de sept femmes, dont quatre viols sur mineures.
Le ministère public qui a ouvert une information judiciaire pour ces faits, a requis la mise en examen mais il n’a pas été précisé si la détention provisoire avait également été sollicitée à l’encontre du psychanalyste de 77 ans.
Gérard Miller avait été placé en garde à vue mardi 30 septembre dans le cadre de cette affaire et a une nouvelle fois contesté les faits, comme il le fait depuis l’éclatement de l’affaire en 2024, lorsque les témoignages de nombreuses femmes ont été dévoilés par la presse.
«Certain de n’avoir commis aucune infraction et prêt à répondre sur chacun des faits reprochés, je souhaite désormais réserver ma parole à l’institution judiciaire», avait-il réagi à l’annonce de l’ouverture de l’enquête préliminaire en février 2024.
Quelques semaines auparavant, en janvier 2024, le magazine Elle avait révélé les premières accusations d’une femme, notamment de viol, lors d’une séance d’hypnose en 2004 alors qu’elle avait 19 ans.
Dans les semaines suivantes, Gérard Miller, chroniqueur à la radio et la télévision, soutien de Jean-Luc Mélenchon depuis 2012, avait été mis en cause pour des faits allant du comportement déplacé aux violences sexuelles par plus d’une cinquantaine de femmes.
Gérard Miller maintient qu’il n’y avait pas d’hypnose
Certaines d’entre elles, dont des mineures, avaient porté plainte auprès du parquet de Paris, qui avait ouvert une enquête pour examiner ces faits «susceptibles d’être qualifiés de viols et d’agressions sexuelles, parfois sur victimes mineures», avait-il indiqué en février 2024.
La période examinée lors de l’ouverture de l’enquête était comprise entre 1995 et 2005. Dès les premières accusations, le psychanalyste avait réfuté sur X avoir pratiqué l’hypnose à son cabinet ou à son domicile, mais toujours en public.
Les séances dans un cadre privé relevaient de «tests élémentaires» et «celui ou celle qui acceptait de s’y livrer n’était absolument pas hypnotisé, il restait parfaitement conscient, en totale possession de ses moyens», avait assuré Gérard Miller.