Ouverture de 6 magasins Shein en France : voici les villes concernées

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By InfoHunter



Alors que la capitale accueille la Fashion Week, la marque d’ultra-fast-fashion Shein a révélé son implantation dans plusieurs villes de l’hexagone dès le mois prochain.

Une nouvelle controversée. La célèbre marque chinoise Shein, spécialisée dans la vente en ligne de vêtements et d’accessoires à bas prix, ouvrira ses six premiers magasins physiques permanents en France à partir du 1er novembre.

Ces espaces de vente ouvriront au grand magasin BHV Marais à Paris, puis dans cinq Galeries Lafayette à Dijon, Reims, Grenoble, Angers et Limoges jusqu’à début décembre. Dans la capitale, l’espace occupera plus de 1.000 m2 au 6e étage du BHV, tandis que les magasins s’étendront sur 300 à 400 m2.

Pour ce projet, Shein s’est associée à la Société des grands magasins (SGM), propriétaire et exploitante du BHV Marais et de plusieurs Galeries Lafayette. «Cette alliance est plus qu’un simple lancement – c’est un engagement pour revitaliser les centres-villes partout en France, restaurer les grands magasins et développer des opportunités pour le prêt-à-porter français», a expliqué Le président de SGM, Frédéric Merlin, dans le communiqué. Il a notamment promis la création de 200 emplois directs et indirects en France au sein de SGM.

Toutefois, cette collaboration a suscité la polémique, notamment du côté des Galeries Lafayette qui ont «refusé l’installation» de la marque de mode dans les cinq magasins affiliés. «Les Galeries Lafayette tiennent à exprimer leur profond désaccord avec cette décision (de SGM) au regard du positionnement et des pratiques de cette marque d’ultra fast fashion qui est en contradiction avec leur offre et leurs valeurs», selon un communiqué.

Une amende record de 150 millions d’euros en septembre

La Fédération nationale de l’habillement (FNH) a également exprimé «sa profonde désapprobation» dans un communiqué. «Après Pimkie, ce sont désormais le BHV, véritable institution parisienne depuis 1860, et les Galeries Lafayette en province, qui se tournent vers l’ultra fast-fashion, confirmant ainsi un manque d’imagination et de professionnalisme alarmant : ces enseignes, qui ont par le passé, tant contribué au rayonnement et à la créativité de la France, choisissent aujourd’hui de s’associer à ce qu’il y a de plus contestable dans le secteur de la mode», a ajouté l’organisme.

Basé à Singapour, le géant chinois a été malmené en France ces derniers mois. Outre l’adoption de la loi anti fast-fashion le visant en juin dernier, Shein a écopé le mois suivant d’une amende record de 40 millions d’euros de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour «pratiques commerciales trompeuses concernant les réductions de prix». 

De plus, le mois dernier, la plate-forme a été sanctionnée, avec Google, d’une amende record de 150 millions d’euros par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) pour non-respect de la législation sur les cookies.

À l’international, la situation n’est pas meilleure puisqu’après deux ans d’enquête, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OECD) a conclu que la marque ne respecte pas ses principes directeurs concernant les droits sociaux et d’objectifs environnementaux.

Fondée en 2012, l’entreprise s’est rapidement imposée en tant que leader de la vente de vêtements tendance à petit prix, avec un chiffre d’affaires de 23 milliards de dollars en 2022.



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