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Les syndicats convoquent une nouvelle journée de grèves et manifestations, jeudi 2 octobre, quelques jours avant le discours de politique générale et les derniers arbitrages du Premier ministre Sébastien Lecornu. Les organisateurs entendent décrocher des mesures de « justice sociale ». L’intersyndicale réclament toujours l’abandon de plusieurs mesures dont le « doublement des franchises médicales, l’année blanche (…), la suppression de 3 000 postes de fonctionnaires et la réforme de l’assurance-chômage », ainsi que le « recul de l’âge légal de départ » à 64 ans. Suivez notre direct.
Quelque 6,42% d’enseignants sont en grève. Le taux de grévistes est de 6,95% chez les enseignants du premier degré (écoles maternelles et élémentaires), selon les chiffres du ministère de l’Education nationale, et de 6,13% pour ceux du second degré (collèges et lycées), détaille un communiqué. Le ministère a comptabilisé par ailleurs « jusqu’à sept blocages » complets de lycées de « 40 perturbations ».
« La colère sociale est extrêmement forte », déclare Sophie Binet. « Nous voulons que la copie de François Bayrou soit définitivement enterrée », a réclamé la secrétaire générale de la CGT, interrogée sur BFMTV. « Il y a une chose absolument pas claire : est-ce que le Premier ministre est prêt à ce que l’ensemble des efforts à faire soit justement réparti ? » a-t-elle également averti en évoquant les futures mesures budgétaires.
Quelle mobilisation pour cette nouvelle journée ? Près de 250 cortèges sont prévus jeudi dans tout le pays et 300 000 à 350 000 personnes – dont 20 000 à 40 000 à Paris – sont attendues, selon les autorités. Une participation en baisse comparée à la journée du 18 septembre qui avait rassemblé entre 500 000 et plus d’un million de personnes, selon les autorités ou la CGT.
Des perturbations moindres dans les transports. La circulation des TGV et de la quasi-totalité du réseau RATP devrait être « normale », selon le ministère des Transports, qui table sur « quelques perturbations » dans les « TER, RER et Transilien et Intercités ». Dans le secteur aérien, « des retards sont à prévoir », mais avec « un impact limité », selon la même source, qui souligne qu’« aucune perturbation significative n’est à prévoir dans les aéroports parisiens ».
Au total, 76 000 policiers et gendarmes mobilisés. « Nous avons un peu moins de forces » engagées que le 18 septembre, a déclaré le ministre de l’Intérieur démissionnaire Bruno Retailleau, jeudi matin, depuis la préfecture de police de Paris. Mais le dispositif reste conséquent. Quelque 5 000 agents seront présents dans l’agglomération de Paris.