
L’appel formulé par la défense de Florian M., accusé du meurtre de Nahel Merzoul à Nanterre, est examiné ce jeudi matin. Le policier avait tiré sur l’adolescent à bout portant le 27 juin 2023.
Vers un nouveau jugement ? La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles se penchera, ce jeudi matin, sur l’appel formulé par la défense du policier renvoyé en cours d’assises pour le meurtre du jeune Nahel Merzoul, le 27 juin 2023 à Nanterre.
L’adolescent, âgé de 16 ans au moment des faits, avait été tué par le policier Florian M. d’une balle tirée à bout portant. Nahel était alors au volant d’un véhicule.
«Légitime» défense ?
Le 3 juin dernier, deux juges d’instruction avaient ordonné le renvoi du fonctionnaire mis en cause devant la cour d’assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre début mars.
«Rien ne démontre que Florian M. était autorisé dans la circonstance à faire usage de son arme, en méconnaissance des principes de proportionnalité et d’absolue nécessité», selon l’ordonnance.
Mais, pour la défense du policier, le tir mortel était, au contraire, «légitime» et «conforme au cadre légal».
Symbole de violences policières
Pour rappel, le second policier présent lors du contrôle, jusqu’alors témoin assisté pour complicité de meurtre, avait bénéficié d’un non-lieu. Celui-ci ne sera pas présent lors de cette nouvelle audience, selon Me Laurent-Franck Liénard, avocat de la défense.
Le décès de Nahel, devenu symbole de violences policières, avait été à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes dans plusieurs villes de l’Hexagone.
Deux ans après les faits, la mémoire de l’adolescent est toujours vive à Nanterre, où famille et soutiens continuent de demander «justice».