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Benyamin Nétanyahou va devoir convaincre ses alliés d’extrême droite. Le plan du président américain Donald Trump pour mettre un terme à la guerre à Gaza, accepté par le Premier ministre israélien, est « un échec diplomatique retentissant » pour Israël, a déclaré, mardi 30 septembre, le ministre des Finances israélien Bezalel Smotrich. Egrenant un certain nombre des dispositions de ce plan en 20 points, ce ministre d’extrême droite a qualifié l’ensemble de « mélange indigeste (…) démodé ». C’est « un retour à la conception d’Oslo », en référence aux accords de 1993 ayant lancé un processus de paix israélo-palestinien aujourd’hui moribond. Il s’agit d’un « raté historique de la chance la plus légitime au monde de se libérer enfin des chaînes d’Oslo », ajoute-t-il sur X. Suivez notre direct.
Un plan de paix en 20 points. La Maison Blanche a publié une proposition censée mettre fin de manière définitive à la guerre menée par Israël dans le territoire palestinien, en réponse à l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Le président américain souhaite notamment présider un comité supervisant la transition dans l’enclave palestinienne, dont aucun habitant ne sera déplacé de force, selon le texte.
Des réactions enthousiastes. En attendant la réponse du Hamas, huit pays arabes et musulmans, dont l’Egypte, l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, ont salué dans un communiqué commun les « efforts sincères » de Donald Trump pour « mettre fin à la guerre ». L’Autorité palestinienne, que le texte américain appelle à se réformer si elle souhaite diriger Gaza, a mis en avant les « efforts sincères et déterminés » de Donald Trump, et dit « accorder sa confiance en sa capacité à trouver un chemin vers la paix ». En revanche, le mouvement islamiste Jihad islamique voit dans ce plan « une recette pour la poursuite de l’agression contre le peuple palestinien ».
Unanimité des Occidentaux. Le président français Emmanuel Macron a, lui aussi, salué « l’engagement » de Donald Trump « pour mettre fin à la guerre à Gaza et obtenir la libération de tous les otages ». L’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, pressenti pour jouer un rôle majeur au sein d’un comité supervisant la transition à Gaza, a salué un plan « audacieux et intelligent ».