faut-il autoriser les boulangeries à ouvrir sept jours sur sept ?

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By InfoHunter



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Alors que de nombreuses boulangeries réclament de pouvoir ouvrir sept jours sur sept, une décision de justice est attendue mardi 30 septembre en ce sens en Charente. Si la mesure est soutenue pour les industriels, les artisans s’y opposent.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


C’est l’été indien sur la promenade des Anglais à Nice (Alpes-Maritimes), un temps idéal pour une balade le long de la Méditerranée. De nombreux touristes profitent encore d’une eau à 22 degrés. Et pour ceux qui ont un petit creux, il est parfois difficile de trouver une boulangerie ouverte. « Là, j’ai fait une bonne partie de Nice et je n’ai pas trouvé de boulangerie. C’est la première fois que je viens ici, parce qu’il n’y avait pas de boulangerie« , confie une cliente.

Sur la Côte d’Azur, deuxième destination touristique de France, la demande est forte pour l’ouverture de boulangeries sept jours sur sept. « Je suis venue un petit week-end ici à l’hôtel et j’étais bien contente que ce soit ouvert aujourd’hui, ce matin », se réjouit une femme.

Depuis 2017, la loi prévoit des dérogations pour les zones à forte concentration touristique, comme dans une boulangerie située en plein cœur de Nice. « On avait une demande de nos clients qui voulaient nos produits. Donc sept jours sur sept, c’était quelque chose d’essentiel et d’évident pour nous« , explique Jean-Marc Zorian, le propriétaire. 3 500 clients par jour fréquentent les quatre boulangeries du groupe. Un modèle économique qui permet au chef d’entreprise d’ouvrir tous les jours.

En revanche, le rythme est impossible à tenir pour Frédéric Roy, un artisan boulanger. À quelques rues de là, lui défend une fermeture hebdomadaire. « Moi, je fais 90 heures par semaine en travaillant six jours sur sept. Je ne peux pas passer à 115 heures. Ce n’est pas possible, ni physiquement. Mon épouse, c’est pareil. Mes salariés ne peuvent pas travailler sept jours sur sept », assure-t-il.

La fermeture un jour par semaine, parfaitement comprise par les clients. « Je trouve ça bien pour lui qu’il puisse se reposer. Je ne vais pas ailleurs, j’attends qu’il réouvre », confie une femme. « Ça ne me pose pas de problème s’il ferme. S’il veut se reposer, je sais qu’il travaille beaucoup« , avance un autre client. La suppression du jour de repos hebdomadaire impliquerait également l’embauche de trois à quatre personnes, totalement irréalisable pour l’artisan boulanger.





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