les parents de Lorène créent une association

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By InfoHunter



En avril dernier, Lorène, une lycéenne de Loire-Atlantique, était tuée de 57 coups de couteau par un autre adolescent. Cinq mois après le drame, les parents de l’adolescente lancent une association en faveur de la santé mentale des jeunes français. Une première réunion d’information se tient ce lundi soir à Nantes.

Des parents inquiets pour l’équilibre mental des plus jeunes. Le 24 avril dernier, Lorène, élève du lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides à Nantes (Loire-Atlantique), était brutalement tuée de 57 coups de couteau par un jeune homme de 16 ans, masqué et muni d’un couteau de chasse d’environ 20 cm lors d’une attaque dans une salle du groupe scolaire qui a également fait trois blessés, deux garçons et une fille âgés de 15 à 16 ans.

Alors que les violences sont de plus en plus nombreuses dans les établissements scolaires du territoire, les parents de la défunte adolescente de 15 ans sont à l’initiative d’une démarche en mesure d’apporter une contribution à la communauté des plus jeunes.

Utiliser à bon escient les dons récoltés

Ce lundi 29 septembre, le père et la mère de Lorène tiendront, à 18h30 à la salle de conférences de la Manufacture des tables, à Nantes, la première réunion d’information publique de leur association «Effervescence Jeunes», dont le but est «de soutenir des actions en faveur de la santé mentale des jeunes».

Une décision prise après avoir récolté, par l’intermédiaire d’une cagnotte en ligne lancée par les parents de Lorène quelques jours après son violent assassinat, 83.967 euros. Ainsi, les «fonds récoltés seront intégralement reversés pour financer des projets autour de la santé mentale des jeunes (…) dont le manque de prise en charge est évident», a souligné l’organisation sur son compte Instagram.

Les attaques en milieu scolaire se multiplient

Les parents de Lorène veulent contribuer à la restitution du bien-être dans les établissements scolaires, alors que les attaques dans les écoles se sont multipliées ces derniers mois.

En juin dernier, Mélanie G., une surveillante de 31 ans, était tuée à coups de couteau à Nogent (Haute-Marne) par un adolescent de 14 ans lors d’une fouille de sac par des policiers. Fin août, un ancien élève d’un lycée horticole d’Antibes (Alpes-Maritimes) blessait au couteau un élève et une professeure de l’école.

Mardi 23 septembre, un écolier de 8 ans en possession d’une lame de ciseaux a menacé verbalement un directeur d’école à Cannes. Ces différents faits-divers démontrent les symptômes d’une violence qui concerne désormais de très jeunes élèves.

Si les professeurs refusent de faire cours la peur au ventre, l’agression d’une enseignante mercredi 24 septembre dans le Bas-Rhin a sapé leur optimisme. François Desnoyer, professeur de mathématiques à Toulouse, confiait le lendemain à l’AFP : «On se demande qui sera le ou la prochaine».



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