
La Fédération internationale de ski a annoncé, ce mercredi, mettre en place de tests chromosomiques destinés à établir le sexe biologique de leurs athlètes. Une mesure que suit attentivement le ministère français des Sports.
La Fédération internationale de ski (FIS) va suivre les pas de la Fédération d’athlétisme en soumettant les skieuses à des tests chromosomiques destinés à établir leur sexe biologique. C’est la décision prise par le conseil de la FIS, ce mercredi, dont le «plan d’application», comme le calendrier, doivent encore être définis.
Les skieuses voulant participer à des compétitions féminines organisées par la FIS devront passer au préalable un test, réalisé par prélèvement salivaire ou sanguin, visant à détecter le gène SRY responsable du développement de caractéristiques masculines. «En substance, seules les compétitrices négatives au gène SRY pourront participer aux compétitions féminines», a expliqué la FIS dans un communiqué.
«Cette politique est la pierre angulaire de notre engagement à protéger le sport féminin et nous sommes convaincus qu’il n’existe qu’une seule manière juste et transparente de le faire : en s’appuyant sur la science et les faits biologiques», a déclaré Johan Eliasch, président de la FIS.
Des tests interdits en France
À la suite de cette annonce, le ministère français des Sports s’est exprimé en affirmant qu’il «restait attentif à l’équité et à ce que ces règles ne soient pas des barrières à l’entrée des compétitions». Interdite en France par la loi bioéthique, la mise en place de ces tests avait empêché les Bleues de participer aux Mondiaux de boxe amateur faute d’avoir une justification médicale.
Les boxeuses s’étaient testées à leur arrivée en Grande-Bretagne, mais les résultats n’avaient pas été fournis à temps, malgré les garanties réitérées de World Boxing, la Fédération internationale en charge de la discipline.
«La Fédération internationale de ski va devoir prendre en compte les législations nationales et adapter ses procédures et ses règles, afin d’éviter le même type d’incident que celui que nous avons connu lors des derniers Mondiaux de boxe», a averti le ministère des Sports.