Quand des centaines de milliers de civils fuient sous les bombes

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By InfoHunter



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Des centaines de milliers de Gazaouis fuient les bombardements et l’avancée de l’armée israélienne. Contraints de quitter leurs maisons, ils marchent vers le sud de l’enclave, cherchant un refuge dans des camps surpeuplés, sous un soleil écrasant et dans l’incertitude de ce qui les attend.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


L’heure d’un départ contraint est arrivée. La famille Ziada se résigne à quitter sa maison, sa ville, Gaza, emportant tout ce qui peut l’être. Même une des portes de leur appartement découpée en planches pourra servir pour consolider une tente. Et le petit Zaher Abou Ziada, huit ans, aide son père Mohamed. « Les Israéliens ont jeté des tracts par avion pour nous dire de partir. On doit aller dans le sud », explique le petit garçon.

L’armée israélienne resserre son étau sur cette ville bombardée en permanence. Eux sont restés tant qu’ils ont pu et tant qu’on leur a demandé de le faire. Samah Abou Ziada raconte être dépassée : « Le Hamas nous a dit de rester mais à quoi bon s’ils ne négocient pas la paix ? »

Reverront-ils leur maison ? L’ancien ouvrier du bâtiment de 29 ans et son fils entament leur périple en éclaireur. Ils vont devoir ainsi marcher 18 kilomètres sous un soleil de 35 degrés. La route côtière est la seule voie autorisée par l’armée israélienne pour des milliers de Gazaouis poussés vers le sud de l’enclave. Comme Mohamed, Abou Ziada et Zaher, elle doit les amener de la ville de Gaza au camp de déplacés de Nousseirat.

La route de l’Exode est encombrée. Il faut se frayer un chemin entre les voitures, les camions, les charrettes. Plus de 550 000 personnes ont fui la ville de Gaza depuis le début de l’invasion terrestre israélienne il y a plus d’une semaine.

À la tombée du jour, Zaher et son père sont toujours sur la route. Après sept heures de marche, ils arrivent au camp. Mohamed Abou Ziada, qui a déjà monté une tente lors d’un voyage précédent, reste maintenant à l’aménager. « On nous avait dit qu’il y aurait ici de l’eau, de la nourriture, des soins, des médecins, mais il n’y a rien de tout ça », explique le père de famille désemparé.

Demain, le reste de la famille les rejoindra. Pour combien de temps ? Personne ne le sait.





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