le tribunal rend son jugement concernant l’ancien président et 10 autres prévenus à partir de 10 heures

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By InfoHunter



Le dictateur Mouammar Kadhafi a-t-il financé la campagne présidentielle victorieuse de Nicolas Sarkozy en 2007 ? Le tribunal correctionnel de Paris livre son jugement, jeudi 25 septembre, dans l’affaire des soupçons de financement libyen, dans laquelle l’ancien chef de l’Etat et dix autres prévenus comparaissent. Fin mars, au terme de trois mois de procès, le Parquet national financier avait requis sept ans d’emprisonnement, 300 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité contre Nicolas Sarkozy. L’audience débute à 10 heures et la lecture du jugement pourrait durer entre 2h30 et 3 heures. Suivez notre direct.

Un « pacte de corruption » au cœur de l’accusation. Pour le parquet, l’ancien locataire de l’Elysée a noué « un pacte de corruption faustien avec un des dictateurs les plus infréquentables de ces 30 dernières années » afin de « satisfaire ses ambitions politiques dévorantes ». Nicolas Sarkozy est jugé pour corruption passive, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne et association de malfaiteurs.

Une « infamie », selon Nicolas Sarkozy. Tout au long du procès, l’ancien président n’a cessé de clamer son innocence, qualifiant les accusations qui pèsent contre lui d’« infamie »« Dix années de calomnie, quarante-huit heures de garde à vue, soixante heures d’interrogatoire », a-t-il énuméré au début du procès en janvier, et à la fin, « on a trouvé quoi ? rien, pas un centime libyen ». Dans un entretien au Figaro début septembre, Nicolas Sarkozy a affirmé appréhender « avec calme » le délibéré.

Dix coprévenus, dont Claude Guéant et Brice Hortefeux. Parmi les autres prévenus, figurent trois des anciens ministres de Nicolas Sarkozy : Claude Guéant, Brice Hortefeux et Eric Woerth. Ils sont jugés pour toute une série de délits, parmi lesquels ceux de corruption passive, recel de détournement de fonds publics, financement illégal de campagne ou encore association de malfaiteurs.

Ziad Takieddine, personnage clé de l’affaire, est décédé. L’intermédiaire franco-libanais, accusateur principal dans ce dossier, est mort mardi à l’âge de 75 ans, deux jours avant le délibéré du procès dans lequel il était poursuivi. L’homme d’affaires était en détention au Liban pour une affaire « purement libanaise », selon son avocate, qui n’a pas donné de « détails » sur les raisons de cette détention.





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