
Un médecin anesthésiste normand va être jugé en 2026 pour des viols et une agression sexuelle, a annoncé ce mercredi la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins de Normandie, confirmant par ailleurs sa radiation.
Interdit d’exercer. Un anesthésiste normand soupçonné de plusieurs viols et d’une agression sexuelle, radié de l’Ordre des médecins en début de mois, doit être jugé en 2026, a indiqué la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins de Normandie ce mercredi.
Selon cette source à l’AFP, l’homme doit être jugé par la cour criminelle de l’Eure en mai prochain, pour des actes commis sur trois personnes.
D’après la note de l’autorité des médecins, le praticien «s’est livré le 18 juin 2020 à des gestes gynécologiques et proctologiques qui portent atteinte à l’intégrité physique et à la dignité de plusieurs patientes».
«Pénétration sans gants»
Deux de ses victimes l’accusent d’avoir prétexté une recherche d’hémorroïde ou encore un taux de protéines trop élevé pour pratiquer un toucher rectal et vaginal sans gants. Des faits datant du 18 juin 2020.
La troisième patiente, également agressée à la même date, s’est plainte d’attouchements sans pouvoir confirmer une pénétration de celui qui exerçait à l’hôpital privé Pasteur à Evreux et au Centre hospitalier du Belvédère à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime).
Face à la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins, réunie en août dernier, l’anesthésiste avait contesté les faits et avait expliqué avoir pratiqué un examen complet, dans une période post pandémie.
«Dans le contexte exceptionnel de la pandémie de Covid-19, un examen physique complet», même paraissant «trop étendu rétrospectivement» constituait «une nécessité» pour «identifier des signes subtils ou émergents d’une maladie multisystémique», a-t-il plaidé.