« L’autorité du droit est notre meilleure chance face à la loi du plus fort », a insisté le chef de l’Etat mardi, à la tribune de l’Assemblée générale de l’ONU.
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« Il n’y a pas de communauté internationale sans un rapport respectueux entre pairs. » A la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies, mardi 23 septembre, le président de la République, Emmanuel Macron a mis en garde contre « le risque de voir la loi du plus fort l’emporter » dans le monde, et « l’égoïsme de quelques-uns l’emporter ».
« Les conflits armés se multiplient, internes ou internationaux (…) Les bélligérants bafouent les Conventions de Genève. Gaza, le Soudan, l’Ukraine (…) La liste est aussi longue qu’insoutenable », a déclaré le chef de l’Etat, rappelant que « notre devoir à tous est de veiller au respect du droit humanitaire international ». « La fracturation du monde nous freine dans notre capacité collective à réguler les grands conflits du moment », a-t-il regretté.
Quelques heures après un discours tous azimuts de Donald Trump particulièrement critique de l’ONU, Emmanuel Macron a vanté la force d’un « multilatéralisme efficace », à l’occasion du 80e anniversaire de l’organisation. « La complexité du monde n’est pas une raison de renoncer à nos principes », a-t-il défendu, ajoutant que « nous avons besoin, plus que jamais, de restaurer l’esprit de coopération qui a prévalu il y a 80 ans ». « L’autorité du droit est notre meilleure chance face à la loi du plus fort », a-t-il encore insisté.