Selon la revue de référence « Nature », il n’existe pas suffisamment de données pour établir un lien de cause à effet clair entre la prise de paracétamol et un risque plus important d’autisme chez l’enfant.
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Le président américain, Donald Trump, a déconseillé aux femmes enceintes de prendre du paracétamol, un antalgique largement utilisé et recommandé, assurant sans suffisamment de preuves qu’il était « peut-être associé à un risque très accru d’autisme ». « N’en prenez pas », a répété le dirigeant républicain et populiste lors d’un événement à la Maison Blanche dédié à l’autisme, un trouble neurodéveloppemental complexe aux multiples causes.
Comme le rappelle le New York Times, plusieurs agences sanitaires aux Etats-Unis et dans le monde n’ont pas conclu à un lien entre la consommation de paracétamol pendant la grossesse et un risque plus important d’autisme chez l’enfant. Selon la revue de référence Nature, il n’existe pas suffisamment de données pour établir un lien de cause à effet de manière aussi nette que le président américain et son administration. Le New York Times rappelle que l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux ne reconnaît pas non plus de lien établi entre le paracétamol et l’autisme. Le collège américain des obstétriciens et gynécologues affirme également que le recours au paracétamol est sûr pour les femmes enceintes.
Lundi, les Etats-Unis ont en parallèle approuvé un traitement contre certaines formes d’autisme. L’agence américaine du médicament a annoncé approuver la prise d’acide folinique, une piste prometteuse, mais qui nécessite davantage de recherche, selon des experts. « Bien que prometteur, il est important de noter » que l’acide folinique « n’est pas un remède contre l’autisme, mais peut uniquement permettre une amélioration des déficits liés à la parole » pour certaines formes d’autisme, a précisé le ministère de la Santé américain.