Quels sont les pays qui ne reconnaissent pas l’Etat de Palestine ?

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By InfoHunter



Avant l’annonce française prévue ce lundi, qui sera suivie par celles de quatre autres pays européens, 152 des 193 pays membres de l’ONU reconnaissent officiellement la Palestine. Demeureront donc 36 pays qui ne reconnaissent pas l’existence de cet état.

C’est une question qui divise le monde : faut-il reconnaître l’État de Palestine, officiellement constitué depuis 1988, en tant qu’entité administrative et politique ? Si la grande majorité des pays membres de l’ONU (plus de 75%) ont tranché en faveur de la reconnaissance, certains pays refusent de s’y résoudre, pour des raisons d’alliances politiques, ou en invoquant des risques sécuritaires pour l’État voisin d’Israël. Au total, 36 pays ne reconnaissent pas l’État de Palestine.

Dimanche 21 septembre, le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie et leur Portugal ont annoncé leur reconnaissance de l’Etat de Palestine pour «donner un nouvel élan à la solution à deux Etats» au Proche-Orient. Ces décisions historiques portent à 152 le nombre de pays qui reconnaissent à ce jour l’Etat palestinien. Ils doivent être rejoints ce lundi 22 septembre par la France, la Belgique, Malte, le Luxembourg et Saint-Marin, à l’occasion de l’assemblée générale des Nations Unies à New York. 

Les États-Unis et Israël leaders de l’opposition

Quelques nations demeurent néanmoins fermées à une quelconque ouverture. C’est le cas d’Israël mais aussi des États-Unis, Washington étant allé jusqu’à mettre leur veto à des initiatives diplomatiques et à révoquer les visas de dirigeants palestiniens en prévision de la réunion à New York. L’Allemagne, de son côté, reste profondément marquée par l’Holocauste et estime que la sécurité d’Israël relève de la Staatsräson, ou «raison d’État». Berlin n’envisage donc pas, à court terme, de reconnaître la Palestine.

En Italie, la Première ministre Giorgia Meloni déclarait fin juillet que reconnaître un État palestinien avant sa création pourrait être contre-productif. «Je suis très favorable à la création d’un État palestinien, mais je ne suis pas favorable à sa reconnaissance avant même qu’il n’existe», expliquait-elle au quotidien La Repubblica. Au Japon, le ministre des Affaires étrangères a récemment déclaré que Tokyo «n’a pas pour l’instant l’intention» de reconnaître la Palestine, bien qu’il soutienne une solution à deux États.

En dehors de ces pays, plusieurs nations ont, pour des raisons différentes, également refusé jusque-là de reconnaître l’État de Palestine. C’est le cas de la Corée du Sud, de Singapour, de Taiwan, du Népal, de la Birmanie (Myanmar) et du Bhoutan en Asie, du Cameroun et de l’Érythrée en Afrique, du Panama en Amérique centrale, mais aussi de certaines nations du Pacifique comme les Fidji, Kiribati, la Micronésie, Nauru, les Samoa, les îles Salomon, les îles Marshall, Tuvalu, les Tonga ou encore la Nouvelle-Zélande.

Mais c’est surtout en Europe que cette question divise. Outre l’Italie et l’Allemagne, la Croatie, la Finlande, la Grèce, la Lettonie, le Liechtenstein, la Lituanie, la Moldavie, Monaco, les Pays-Bas, la Macédoine du Nord, la Suisse, la Hongrie et la République tchèque ont refusé de reconnaître la Palestine. 

À noter qu’en novembre 2012, la Palestine a été admise comme Etat observateur non-membre de l’ONU. Ce statut lui confère le droit d’assister à la plupart des réunions et d’en consulter la documentation, mais ne lui permet pas de voter, de proposer des résolutions ou de postuler à des offices onusiens.



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