5 personnes mises en examen après le démantèlement d’un réseau, 8 millions d’euros de préjudice

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By InfoHunter



Cinq personnes ont été mises en examen, dont deux incarcérées, dans le cadre d’une enquête sur une fraude portant sur le rachat de centres dentaires. Le préjudice est estimé à huit millions d’euros pour l’Assurance maladie.

Gros coup de filet de la gendarmerie. Cinq personnes ont été arrêtées et mises en examen, dont deux incarcérées, dans une affaire de fraude à l’assurance maladie avec un préjudice estimé à huit millions d’euros, a indiqué la gendarmerie le vendredi 19 septembre. 

Les cinq suspects ont été interpellés lundi et mardi dans le cadre d’une enquête ouverte à l’été 2024 par la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco) et confiée à l’Office central de lutte contre le travail illégal (OCLTI), a précisé la gendarmerie dans un communiqué. 

L’Assurance maladie remboursait des actes fictifs

Parmi les mis en cause figure un homme soupçonné d’être «le chef du réseau (qui) rachetait des centres dentaires en difficulté et facturait, avec la complicité de secrétaires médicales, des actes fictifs», a détaillé la même source. Le préjudice s’élève «à au moins huit millions d’euros», selon la gendarmerie. A l’issue de leur garde à vue, les cinq personnes ont été mises en examen, deux ont été placées en détention provisoire et trois sous contrôle judiciaire. 

L’enquête a démarré après «la cession d’un centre dentaire sur un site de vente en ligne, lorsque le vendeur s’est rendu compte que des actes fictifs étaient facturés à son nom», selon le communiqué. «Après avoir fait l’acquisition du centre de santé, et obtenu des cartes de professionnels de santé et des listings de patients, les escrocs facturaient des actes fictifs à l’Assurance maladie dont ils obtenaient le remboursement», a détaillé la gendarmerie. 

Plus précisément, le réseau a «fait l’acquisition de huit centres à Paris et Marseille», selon l’enquête. Par ailleurs, les investigations de l’OCLTI ont mis au jour «l’existence d’une importante filière internationale de blanchiment d’argent s’appuyant sur 280 sociétés implantées en France et à l’étranger» et «à ce stade, un million d’euros a été saisi au titre des avoirs criminels», d’après le communiqué. 



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