Selon un sondage CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1 publié ce samedi 20 septembre, plus de neuf Français sur dix (91%) se disent en faveur du durcissement des sanctions à l’encontre des casseurs lors de manifestations. De plus, 91% souhaitent également leur interdire de prochaines manifestations.
Les Français sont unanimes : les casseurs doivent être plus lourdement réprimés. A la suite des manifestations de ce 18 septembre, où quelque 309 personnes ont été interpellées à travers la France, selon Bruno Retailleau, les citoyens attendent que la justice soit plus ferme avec les personnes générant violence et/ou dégâts durant ces rassemblements.

D’après un sondage* CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1 publié ce samedi 20 septembre, 91% des interrogés attendent un durcissement les sanctions contre les casseurs.
Dans le détail, ce sont les Français âgés de 18 à 24 ans (94%) qui ont répondu le plus favorablement à la question posée. Viennent ensuite les tranches d’âge supérieures à 50 ans (93%) et enfin les 24-34 ans (85%), qui restent néanmoins largement en faveur d’une justice plus ferme.
Du point de vue des catégories socio-professionnelles, les résultats sont homogènes : 91% des CSP+ souhaitent la mise en place de sanctions plus fortes contre les casseurs, pour 90% des CSP- et également 91% des inactifs.
Politiquement, certaines différences sont à noter. Si les interrogés de gauche votent en grande majorité «oui» à la question «faut-il durcir les sanctions contre les casseurs dans les manifestations ?», 20% d’entre eux y répondent «non», soit 18 points de plus que du côté de la majorité présidentielle (2%) et l’extrême droite (2% aussi). Les sympathisants de droite sont 5% à partager cet avis, contraire à la majorité.
Dans le détail, Les Ecologistes (ex-Europe Ecologie / Les Verts) sont les moins favorables à ce durcissement des lois, avec 28% de personnes contre et 70% de personnes pour. La France Insoumise est également moins sévère envers les auteurs de violence, avec 24% de leurs militants se disant contre un durcissement des sanctions les concernant.
A l’inverse, les deux partis les plus sévères à leur encontre sont Ensemble et le Rassemblement National, avec 98% de plébiscite pour le «oui».

«faut-il interdire aux casseurs de participer à de futures manifestations ?»
Un sondage complémentaire CSA pour CNEWS, le JDD et Europe 1 a été partagé ce samedi au sujet des violences perpétrées lors des manifestations récentes. A la question «faut-il interdire aux casseurs de participer à de futures manifestations ?», ce sont à nouveau 91% des personnes qui acquiescent.

Pour ce qui est du détail de ce sondage par tranche d’âge, il suit une tendance similaire à celui sur les sanctions contre les casseurs : les personnes les plus largement en faveur de cette interdiction sont les 18-25 ans, avec 93% des interrogés, tout comme les 50 ans et plus.
La droite et le centre une nouvelle fois d’accord
Une nouvelle fois, politiquement, la tendance est à une plus grande fermeté du côté de la droite : 96% des interrogés d’extrême droite; 93% de droite et 95% de la majorité présidentielle ont cette opinion. A gauche, 81% des sondés ont répondu «oui» à cette question, contre 18% de «non», de loin la part la plus élevée de réponse négative.

Les casseurs ont plus que jamais fait parler d’eux lors des différentes manifestations menées sur le territoire français en ce mois de septembre. Le 10 du mois, 540 interpellations et 415 gardes à vue ont été recensées par le ministère de l’Intérieur. Quelques jours plus tard, le 18, Bruno Retailleau a fait état de 309 personnes qui ont été interpellées à travers le pays, dont 134 placées en garde à vue.
Comme lors de nombreux rassemblements de grande ampleur, les forces de l’ordre étaient «très inquiètes» de possibles débordements, comme le disait le préfet de police, Laurent Nuñez. De nombreux magasins ont fermé en marge de ces mouvements de contestation et la présence de Black Blocs était redoutée. Des tensions entre casseurs et policiers n’ont pas tardé à éclater au sein des cortèges et le désordre ainsi que la casse ont agacé une grande partie des riverains et des commerçants.
*Sondage réalisé les 18 et 19 septembre par questionnaire auto-administré en ligne sur un échantillon national représentatif de 1.001 personnes âgées de plus de 18 ans, selon la méthode des quotas.