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Vous l’avez peut-être lu cet été sur les réseaux sociaux : un mot d’ordre qui cristallise la colère anti-impôt, « c’est Nicolas qui paie ». L’Oeil du 20h a cherché à savoir qui se cache derrière ce pseudonyme.
Jeune actif, en chemise-cravate, la tête entre les mains, comme accablé par le poids des impôts… C’est ainsi que se représente « Nicolas », un contribuable fictif qui incarne désormais le ras-le-bol fiscal sur les réseaux sociaux. L’Oeil du 20h a échangé avec la personne qui anime ce compte sur X. Elle souhaite rester anonyme.
« Nicolas » se présente comme un trentenaire, salarié du privé, issu de la classe moyenne qui n’a pour autre objectif, dit-il, que « d’informer de façon souvent satirique sur le poids du système de retraite par répartition, les aides sociales très nombreuses et les conséquences d’une immigration incontrôlée« .
A grand renfort d’images générées par intelligence artificielle, il pointe ceux qui, à ses yeux, incarnent ce qu’il présente comme des « profiteurs » : des retraités, Bernard et Chantal, qui partiraient en croisière grâce à ses impôts, et Karim, un immigré qui vivrait des aides sociales. Nicolas affirme ne soutenir aucun parti politique, mais il précise quand même : « Javier Milei, est probablement la personne la plus proche de mes idées« , en référence au président argentin ultralibéral qui veut tronçonner les dépenses de l’Etat.
A ce jour, « Nicolas qui paie » représente près de 700 000 tweets sur le réseau social X, ce qui reste marginal par rapport à d’autres mouvements comme les « gilets jaunes » qui comptabilisaient 20 millions de tweets la première année du mouvement. Mais à partir de cet été, il y a eu un bond dans la popularité du compte « Nicolas qui paie » sur X, comme le montre cette courbe basée sur des données Visibrain, l’outil de veille des réseaux sociaux.
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A droite de l’échiquier politique, ce personnage viral de Nicolas a vite été récupéré. Laurent Wauquiez par exemple a déclaré sur son compte Tiktok : « On arrête l’assistanat et l’argent qu’on économise, on le rend à Nicolas« . Le profil et les positions de Nicolas plaisent aussi aux alliés du Rassemblement national, comme Eric Ciotti, qui ironise sur les dépenses publiques liées aux Jeux olympiques : « C’est pas grave c’est Nicolas qui paye ! ».