
Ce lundi 15 septembre, la cour d’appel de Montpellier se penche sur l’affaire du violent passage à tabac de deux hommes noirs durant la fête de Verzeille, dans l’Aude, le 24 juillet 2022. Une association veut faire qualifier l’agression de «raciste» alors que ce caractère n’a pas été retenu en première instance.
Une procédure rouverte après une condamnation prononcée en première instance il y a un an. Après un premier report en date du 19 mai 2025, la cour d’appel de Montpellier (Hérault) doit examiner ce lundi 15 septembre le caractère raciste d’une agression survenue lors de la fête du village de Verzeille (Aude) en juillet 2022 au préjudice de deux hommes noirs.
Les faits relatifs à cette agression remontent au 24 juillet 2022. Ce soir-là, les deux victimes, un Guadeloupéen et un Mahorais, ont été prises à partie par plusieurs individus devant une foule rassemblée.
A l’origine de ce passage à tabac des deux hommes, une rumeur qui avait rapidement circulé selon laquelle les victimes auraient pratiqué des «piqûres sauvages» sur des participants. L’agression, d’une extrême violence, avait été filmée. Les images montrent, selon France 3 Occitanie, des spectateurs encourager les agresseurs en hurlant notamment : «Tuez-le».
Trois condamnations et une relaxe
L’une des deux victimes avait décidé à la suite des faits de porter l’affaire devant la justice avec le concours de l’association de lutte contre le racisme «la Maison des potes». Les investigations ont permis d’identifier une quinzaine d’individus. Quatre d’entre eux, poursuivis pour «violences en réunion», ont comparu devant le tribunal de Carcassonne le 4 septembre 2024.
Ce jour-là, l’association a demandé au tribunal de poursuivre l’un des agresseurs pour «incitation à la haine raciale». Finalement, le caractère raciste n’a pas été retenu. La justice a rendu son délibéré le 13 novembre 2024 condamnant deux individus à douze mois de prison avec sursis et un troisième à dix-huit mois de prison avec sursis. Le dernier mis en cause a été relaxé.
C’est à la suite de l’appel interjeté par l’association que la seconde instance va désormais se saisir de l’affaire ce lundi et examiner le caractère raciste avancé par les victime, ce que les prévenus rejettent résumant l’agression à «une simple bagarre».