/2025/09/15/000-63kd64h-68c8442a52520469834676.jpg)
Des réactions contrastées. Après avoir rencontré le Premier ministre Sébastien Lecornu, lundi 15 septembre, Cyril Chabanier, le président de la CFTC, a salué lundi 15 septembre sur franceinfo « une première rencontre plutôt cordiale et un Premier ministre à l’écoute ». Selon le leader de la Confédération française des travailleurs chrétiens, « on a le sentiment qu’il est prêt à faire évoluer ce budget ». A l’inverse, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a appelé à « amplifier la mobilisation du 18 septembre ». « Le Premier ministre, à ce stade, parle de rupture dans ses discours, mais ne pose aucun acte de rupture vis-à vis-de l’Elysée. A part les deux jours fériés, il n’a renoncé à rien dans le musée des horreurs qu’Emmanuel Macron avait prévu dans son projet de budget », a-t-elle assuré. Suivez notre direct.
Le Parti socialiste pose ses conditions. Le PS, avec qui le Premier ministre souhaite engager une discussion « moderne et franche » sur le budget 2026, a rappelé ses lignes rouges. « Si le Premier ministre souhaite demeurer en poste, il doit comprendre qu’il y a une soif de changement dans le pays », a souligné le député socialiste Philippe Brun sur franceinfo. L’ex-président François Hollande a soutenu de son côté l’exigence d’une plus grande taxation des plus riches, sans faire de « fétichisme » sur le dispositif qui sera retenu.
Un renoncement sur les deux jours fériés. Dans ses premiers actes comme chef de gouvernement, l’ancien ministre des Armées a annoncé, samedi, l’abandon de la mesure rejetée par les Français de suppression de deux jours fériés. Il a tendu la main à la gauche, hors LFI, et, à l’appui de son changement de méthode, a promis le lancement d’une nouvelle réforme de décentralisation et la suppression des avantages profitant aux anciens ministres.
Sébastien Lecornu déjà sous pression. Les syndicats préparent ainsi la mobilisation du 18 septembre, qui devrait entraîner des grèves dans plusieurs secteurs. Le patronat, de son côté, est monté au créneau samedi soir : le président du Medef, Patrick Martin, a averti que le gouvernement ferait face à « une grande mobilisation patronale » si les impôts sur les sociétés augmentaient. Dimanche, le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, annoncé une journée d’action le 26 septembre.