
Au lendemain de sa condamnation à 27 ans de prison pour tentative de coup d’Etat, Jair Bolsonaro a reçu l’autorisation de quitter la maison où il est assigné à résidence afin de subir deux opérations, à Brasilia.
A peine condamné, l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a reçu la permission des autorités judiciaires de quitter, ce dimanche, la maison où il est assigné à résidence pour subir une intervention médicale.
C’est donc sa première sortie après avoir été condamné à 27 ans de prison pour tentative de coup d’État. Le transfert vers l’hôpital DF Star de Brasilia s’est déroulé tôt ce dimanche, vers 8h, heure locale. Jair Bolsonaro, âgé de 70 ans, a été escorté par plusieurs policiers armés, selon des journalistes de l’AFP.
Lors de son arrivée au centre hospitalier, il ne s’est pas adressé à la presse ni aux dizaines de ses sympathisants qui l’attendaient sur place avec des drapeaux du Brésil.
Deux opérations destinées à traiter deux lésions cutanées attendent l’ancien président (2019-2022). L’intervention, prévue pour se dérouler en ambulatoire, devrait durer quelques heures.
Condamné pour avoir fomenté un coup d’État
Alors qu’il était confiné dans sa résidence depuis le mois août et surveillé 24 heures sur 24 en raison d’un «risque de fuite», Jair Bolsonaro a été condamné cette semaine pour avoir fomenté un coup d’État, en vue d’empêcher l’investiture dans les fonctions de chef de l’État de Luiz Inácio Lula da Silva, vainqueur face à lui à l’élection de 2022, une tentative qui avait donc échoué.
La Cour suprême a également imposé à l’ancien président une interdiction de s’exprimer sur les réseaux sociaux, estimant qu’il les a utilisés pour entraver la justice.
Principal leader de la droite au Brésil, Jair Bolsonaro s’estime depuis victime d’une «persécution». Sa défense a annoncé qu’elle interjetterait appel de la décision auprès de la Cour suprême et déposerait des recours auprès d’instances internationales.
En plus des lésions sur sa peau, Jair Bolsonaro souffre de crises de hoquet et de vomissements liés à des problèmes affectant son système digestif, conséquences d’un coup de couteau subi pendant la campagne électorale de 2018.
En août, il avait été autorisé à se rendre dans le même centre médical pour y passer une série d’examens qui avaient révélé qu’il avait récemment souffert de deux pneumonies.
La Cour suprême doit examiner les recours déposés par la défense de Jair Bolsonaro avant de l’envoyer en prison. L’ancien président pourrait demander à purger sa peine à domicile, invoquant des raisons de santé.