
Salim Berrada, ex-photographe marocain, âgé aujourd’hui de 40 ans, et surnommé le «violeur de Tinder», doit être jugé en appel à Créteil à partir du mardi 16 septembre. L’homme avait été condamné en première instance à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir violé ou agressé sexuellement 15 femmes rencontrées en ligne.
Un rendez-vous judiciaire attendu. Le procès en appel de celui que les médias ont surnommé le «violeur de Tinder», Salim Berrada, Marocain de 40 ans et condamné en première instance à 18 ans de réclusion criminelle pour avoir violé ou agressé sexuellement 15 femmes rencontrées en ligne, s’ouvre mardi à Créteil.
Tout au long de son premier procès en première instance, en mars 2024, Salim Berrada avait clamé son innocence, arguant que les relations avec ces femmes étaient consenties, ou n’avaient pas existé.
Au terme de deux semaines d’audience, où le consentement avait été au cœur des débats, la cour criminelle de Paris avait reconnu coupable cet ex-photographe de 12 viols et trois agressions sexuelles.
Pour deux autres plaignantes, elle l’avait acquitté, considérant que les preuves manquaient et que «le doute» devait lui bénéficier. À l’issue de son procès, l’accusé s’était vu infliger une peine de 18 ans de réclusion criminelle, assortie d’une obligation de quitter le territoire. Il avait aussitôt interjeté appel.
«Un mode opératoire éprouvé»
Pour ce nouveau procès en appel, 17 femmes se sont de nouveau constituées parties civiles. Concernant les faits dénoncés, ceux-ci ont eu lieu de 2014 à 2016. Âgées à l’époque d’une petite vingtaine d’années pour la plupart, les plaignantes livrent des récits similaires sur leur rencontre avec Salim Berrada, qui les avait attirées dans son studio via des messages sur des réseaux sociaux ou sites de rencontres, proposant des séances photos.
Une fois à son domicile, elles se sont vues offrir de l’alcool, que beaucoup n’osaient pas refuser. Toutes décrivaient alors une ivresse anormale et rapide. Est venu ensuite l’état second, l’impression d’avoir été droguées. Certaines ont vomi, quand d’autres sont tombées.
Toutes ont raconté le changement de comportement du photographe. Le mode opératoire choisi par le Marocain était le suivant : Il les plaquait, les maintenait aux poignets alors qu’elles répétaient qu’elles ne voulaient pas, puis les violait.
Un mode opératoire décrit en première instance comme «éprouvé» par le président de criminelle de Paris, Thierry Fusina, mettant l’accent sur «le caractère sériel de ces crimes et délit».
La cour avait également rappelé que Salim Berrada était mis en examen pour des faits similaires qu’il aurait commis alors qu’il venait d’être remis en liberté dans ce dossier, en 2019, après deux ans et demi de détention provisoire.
Contactés par l’AFP, les conseils de Salim Berrada, Mes Céline Lasek, Irina Kratz et Ambroise Vienet-Legué, n’ont pas souhaité s’exprimer avant le procès. Le verdict est attendu le 2 ou le 3 octobre. Il encourt la peine maximale de 20 ans de réclusion criminelle.