
Pont-Audemer, dans l’Eure, a connu un homicide lié au trafic de stupéfiants l’an passé. Face à la hausse des violences et incivilités, le maire intensifie les actions de prévention et de sécurité.
Un sentiment d’insécurité. Pont-Audemer, charmante commune de l’Eure, a fait la une de l’actualité fin 2024. Un trentenaire a été tué par balle sur fond de règlement de compte lié au trafic de stupéfiants.
La commune d’environ 10.000 âmes bénéficie d’un cadre paisible mais sa situation géographique proche du port du Havre et de l’autoroute A13 la rend vulnérable aux trafics de drogue et à la montée des troubles.
Les Pont-Audemériens ont constaté une intensification des incivilités. «Il y a des gens qui fument et qui se droguent partout dans les rues. Ils ne se cachent pas», a expliqué l’une des habitantes.
Pour lutter contre ce fléau qui touche toute la France, la commune compte 65 caméras de vidéosurveillance et prévoit d’en installer d’autres.
Un appel à donner plus de moyens à la police municipale
«On a doublé nos effectifs de sécurité. On est en train de construire un nouveau commissariat de police municipal en plein centre-ville, pour que les habitants le voient et qu’il soit identifié», a indiqué Alexis Darmois, maire DVG de Pont-Audemer, à CNEWS.
De poursuivre : «On essaye de mettre les moyens tant dans la partie police que dans la partie médiation puisqu’on a créé une équipe. Maintenant, ce que l’on attend, c’est que l’État et les parlementaires soient au soutien et qu’ils fassent enfin évoluer la loi comme tous les maires le demandent.»
En effet, de nombreux édiles souhaitent que les policiers municipaux aient plus de prérogatives. Pour l’heure, ils ne peuvent pas effectuer de contrôles, qui relèvent de la police nationale, par exemple.
En mai dernier, Emmanuel Macron a plaidé pour que le gouvernement légifère pour étendre les pouvoirs de la police municipale à certains actes, comme les saisines, les flagrances, les amendes forfaitaires, «sous l’autorité du procureur».