
Sur son réseau Truth Social, Donald Trump a réaffirmé ce samedi qu’il était prêt à prendre de nouvelles sanctions contre la Russie, mais à la condition que les pays membres de l’Otan arrêtent d’acheter du pétrole russe.
La Russie toujours dans le viseur de Donald Trump. Ce samedi, le président américain a, à nouveau, affirmé être prêt à prendre de nouvelles sanctions contre la Russie, mais à la condition que les pays de l’Otan arrêtent d’acheter du pétrole russe.
«Je suis prêt à prendre des sanctions significatives contre la Russie, à partir du moment où tous les pays de l’Otan l’auront également décidé et quand tous les pays de l’Otan auront arrêté d’acheter du pétrole à la Russie», a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Ce n’est pas la première fois que le Républicain évoque la possibilité de sanctionner les banques et le secteur pétrolier russes. Rien que la semaine dernière, au lendemain de l’attaque aérienne meurtrière sur le siège du gouvernement ukrainien, où au moins 805 drones et 13 missiles ont été tirés, et de la prise d’un village dans la région de Dnipropetrovsk, Donald Trump avait déclaré qu’il envisageait de nouvelles sanctions contre la Russie.
«Je ne suis pas content de ce qu’il se passe là-bas. Je ne suis pas content de la situation dans son ensemble», avait-il indiqué, tout en menaçant de sanctionner les pays qui continuent d’acheter des hydrocarbures à la Russie, estimant que ces transactions alimentent son effort de guerre. Le locataire de la Maison Blanche avait d’ailleurs déjà imposé d’importantes surtaxes douanières à l’Inde pour cette raison.
Début septembre, Donald Trump avait, cette fois, ciblé les pays de l’UE. Le 47e président des États-Unis s’était déjà dit «très mécontent» de leurs achats de pétrole provenant de Russie.
Prendre exemple sur la Tchéquie
Après le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022, l’UE avait imposé une interdiction sur la plupart des importations de pétrole en provenance de la Russie. Mais l’oléoduc Droujba («amitié» en russe) a été provisoirement exempté afin de laisser le temps aux pays d’Europe centrale de trouver de nouvelles solutions.
Si la Tchéquie avait annoncé en avril, après 60 millions d’euros d’investissement, ne plus recevoir de pétrole russe après 60 ans de dépendance, la Hongrie et la Slovaquie, tous deux membres de l’UE, continuent cependant d’importer du pétrole russe via l’oléoduc, qui a été visé à plusieurs reprises par des frappes ukrainiennes ces dernières semaines.
La Russie a, de son côté, redirigé une partie de ses ventes de pétrole et de gaz vers d’autres partenaires tels que l’Inde, la Chine et la Turquie. Elle continue toutefois de vendre d’importantes quantités de gaz naturel liquéfié (GNL) aux pays de l’UE, notamment à la France.
«Je crois que si l’Otan augmentait de 50 à 100% les droits de douane pour la Chine, jusqu’à la fin de la guerre entre la Russie et l’Ukraine, cela serait d’une grande aide pour mettre un terme à cette guerre ridicule», a conclu le président Trump.