la nouvelle Première ministre, Sushila Karki, chargée de ramener le calme après les émeutes

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By InfoHunter



Secoué par des manifestations meurtrières en début de semaine, le Népal est sur le chemin de l’apaisement. Une nouvelle Première ministre a été nommée vendredi et doit former son gouvernement.

Nommée Première ministre du Népal vendredi, Sushila Karki a pris ses fonctions dans un contexte troublé. Après les émeutes meurtrières survenues en début de semaine à Katmandou, le pays semble toutefois doucement revenir au calme et la nouvelle cheffe du gouvernement provisoire à pour mission de le conduire à des élections annoncées en mars.

Selon le dernier bilan de la police, les violentes manifestations antigouvernementales survenues lundi et mardi dans la capitale ont fait au moins 51 morts et des centaines de blessés. Depuis que le calme est revenu, le couvre-feu a été levé, les blindés et chars de l’armée se sont retirés et les magasins ont rouvert.

Reste que les revendications des jeunes qui ont mis à bas l’ancien régime sont nombreuses, aussi, Sushila Karki, ex-cheffe de la Cour suprême âgée de 73 ans, a entamé son mandat de Première ministre au pas de charge. Dès son investiture, le président Ramchandra Paudrel a ordonné la dissolution du Parlement et convoqué des élections législatives le 5 mars 2026.

Il s’agissait de l’une des exigences des contestataires réunis sous la bannière de la «Génération Z». Lundi, leur colère est d’abord partie du blocage des réseaux sociaux puis s’est muée en véritable révolte politique contre un gouvernement jugé corrompu et incapable de répondre à leurs aspirations, notamment en matière d’emploi et de niveau de vie.

Mardi la tension est montée d’un cran et les manifestants ont déferlé dans les rues de Katmandou pour incendier et mettre à sac tous les symboles de pouvoir : le Parlement, les bâtiments ministériels et les résidences d’élus.

La répression meurtrière des cortèges de protestataires a précipité les événements et l’ex Premier ministre KP Sharma Oli, incarnation des élites et quatre fois chef de gouvernement depuis 2015, n’a pas eu d’autre choix que de démissionner.

A présent, Sushila Karki doit donc composer son gouvernement tout en assurant le retour à l’ordre dans tout le pays. Elle est notamment chargée de retrouver les quelque 12.500 détenus qui ont profité des troubles pour s’évader de leurs prisons.





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