
L’Assemblée générale de l’ONU a adopté ce vendredi la «déclaration de New York», visant à donner un nouveau souffle à la solution à deux États, israélien et palestinien, mais excluant sans équivoque le Hamas. Emmanuel Macron a salué sur X sa participation au tracé d’«un chemin irréversible vers la Paix au Proche-Orient».
«Un autre avenir est possible», a présagé le président de la République. Alors qu’Israël pointe l’incapacité de l’Assemblée générale de l’ONU à condamner les attaques sans précédent du 7-Octobre, la «déclaration de New York», visant à apporter une solution à deux États, israélien et palestinien, sans consulter le Hamas, préparée par la France et l’Arabie saoudite, a été adoptée ce vendredi 12 septembre par 142 voix pour, 10 contre (dont Israël et les États-Unis) et 12 abstentions.
«Aujourd’hui, sous l’impulsion de la France et de l’Arabie saoudite, 142 pays ont adopté la Déclaration de New York sur la mise en œuvre de la solution à deux États», s’est félicité Emmanuel Macron sur X. «Ensemble, c’est un chemin irréversible vers la paix au Proche-Orient que nous traçons. La France, l’Arabie saoudite et tous leurs partenaires seront à New York pour concrétiser ce plan de paix lors de la Conférence sur la solution à deux États», a-t-il poursuivi, aspirant à «un autre avenir possible» : celui de «deux peuples, deux États : Israël et la Palestine, vivant côte-à-côte en paix et en sécurité».
Aujourd’hui, sous l’impulsion de la France et de l’Arabie Saoudite, 142 pays ont adopté la Déclaration de New York sur la mise en œuvre de la solution à deux États.
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— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) September 12, 2025
Cessez-le-feu, fin de la guerre, garanties de sécurité…
Ce texte, reconnait l’État palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988 et «condamne les attaques perpétrée par le 7-Octobre par le Hamas contre des civils», en plus d’appeler le groupe terroriste à «libérer tous les otages». Co-signée en juillet par 17 États dont plusieurs pays arabes lors de la première partie d’une conférence de l’ONU sur la solution à deux États, la déclaration se projette à la fin du conflit armé.
«Dans le contexte de l’achèvement de la guerre à Gaza, le Hamas doit cesser d’exercer son autorité sur la bande de Gaza et remettre ses armes à l’Autorité palestinienne, avec le soutien et la collaboration de la communauté internationale, conformément à l’objectif d’un État de Palestine souverain et indépendant», précise le texte. Dans la perspective d’un futur cessez-le-feu, elle évoque également le déploiement d’une «mission internationale temporaire de stabilisation» à Gaza, sous mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, pour protéger la population, soutenir le renforcement des capacités de l’État palestinien et apporter des «garanties de sécurité à la Palestine et à Israël».
Le Premier ministre israélien nie toute reconnaissance
Avec ce texte, les pays qui soutiennent la cause palestinienne pourront «rejeter les accusations israéliennes selon lesquelles ils cautionnent implicitement le Hamas», a salué à l’AFP Richard Gowan, de l’ONG International Crisis Group, dont la mission est de prévenir et d’aider à résoudre les conflits meurtriers. La «déclaration de New York» plaide pour la «fin de la guerre à Gaza» et un «règlement juste, pacifique et durable du conflit israélo-palestinien, reposant sur une mise en oeuvre véritable de la solution à deux États».
Selon une source à la présidence française de l’AFP, cette déclaration doit être vue comme le socle du sommet que Paris et Ryad co-présideront le 22 septembre prochain à l’ONU, à New York, où Emmanuel Macron a promis de reconnaître l’État palestinien. Juste avant le vote, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot soulignait déjà la mémoire du 12 septembre sur les ondes de France Inter. Un jour que l’on «retiendra comme celui de l’isolement international définitif du Hamas».
Mais après près de deux ans de guerre dans la bande de Gaza, la crainte gagne du terrain : la création d’un État palestinien est-il physiquement possible ? Et qui pour le gouverner ? Pour Benjamin Netanyahou, «Il n’y aura pas d’État palestinien», a-t-il martelé jeudi 11 septembre, alors que son homologue palestinien, Mahmoud Abbas, n’a pas été autorisé à venir sur le territoire américain.