
Ce vendredi, la présidente du Comité olympique français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra, a estimé qu’il fallait «revenir à plus de raison» concernant les efforts budgétaires demandés au secteur du sport. Elle «n’accepte pas qu’il y ait une trahison de l’héritage des Jeux» de Paris 2024.
Une déclaration qui survient à quelques jours de la Fête du sport. Ce vendredi, Amélie Oudéa-Castéra, la présidente du Comité olympique français (CNOSF), a estimé qu’il fallait «revenir à plus de raison» concernant les efforts budgétaires demandés au secteur du sport. Elle a ajouté ne pas accepter «qu’il y ait une trahison de l’héritage des Jeux» de Paris 2024.
Cette déclaration survient en réaction au plan de rigueur annoncé par l’ex-Premier ministre, François Bayrou, selon lequel les missions jeunesse et sport pour le Budget 2026 se voyaient rabotées de 17,6%. Cette annonce avait sidéré le monde du sport, dont le précédent budget avait déjà été rogné.
Faire de la Fête du sport, un «moment militant»
Ce dimanche, se tiendra la première édition de la Fête du sport, lancée dans la foulée des JO de Paris, avec plus de 5.000 événements partout en France.
L’objectif est de «faire de cette première Fête du sport un succès populaire», et de «jouer la carte du long terme car on a maintenant cette place dans le calendrier républicain de la Nation», indique à l’AFP, Amélie Oudéa-Castéra. «Dans ces temps de fracture, de division, de délitement, de difficulté à percevoir demain, le sport nous rassemble, et à ce titre-là, il mérite d’être soutenu», ajoute-t-elle.
«On est engagés pour le succès de cette Fête du sport, mais on va l’utiliser comme un moment militant pour dire que nous avons besoin d’être mieux soutenus», indique Amélie Oudéa-Castéra, dénonçant «la disproportion dans les coupes budgétaires dont le sport a été l’objet» ainsi que «dans les arbitrages qui commençaient à être préfigurés. Il faut faire en sorte qu’on revienne à plus de raison».
«Quand on baisse les crédits du sport, on lui fait très mal alors qu’on ne règle rien à l’échelle de la Nation car c’est moins de 0,10% du budget de l’État, avec, derrière, des gymnases qu’on ne va pas construire, des clubs mis en difficulté, des athlètes moins soutenus», détaille la présidente du CNOSF.
«Ce n’est pas possible que le sport soit le deuxième secteur le plus affecté dans les arbitrages, alors même que des engagements avaient été pris sur l’héritage des Jeux de Paris, je n’accepte pas qu’il y ait une trahison de l’héritage des jeux», résume-t-elle.
Enfin, elle dit «espérer que dans le cadre de la nouvelle donne politique, on reviendra à plus de raison sur ce que doit être la contribution du sport».