
En plein combat face aux troupes ukrainiennes, l’armée russe doit composer avec l’apparition de certains cas de «fièvre de souris». Une maladie grave qui en dit long sur les conditions de vie des soldats russes au front.
Une maladie potentiellement mortelle. Comme le révèle le Telegraph, une unité spéciale des forces tchétchènes souffrirait de plusieurs cas de «fièvre de souris».
Selon la même source, au moins trois soldats du bataillon Akhmat, aussi appelé 78e régiment de fusiliers motorisés, auraient eu des symptômes de la «fièvre de la souris» ces derniers jours. Cette maladie, surnomée hantavirus, a un taux de mortalité globale pouvant atteindre 38%.
Des coulées de sang à travers les orbites
Dans le détail, cette infection se contracte au contact de rongeurs infectés ou en étant proche de leurs déjections et de leur urine. Il est donc possible d’inhaler ces virus lorsqu’on se tient régulièrement proche de ces animaux. La majorité des hantavirus ne se propage pas d’un contaminé à l’autre mais certains cas, notamment en Amérique du Sud, attestent d’une transmissibilité lors de contacts physiques étroits.
Habituellement, la maladie se manifeste d’abord par des symptômes comparables à un simple rhume, avec une fièvre soudaine, des maux de tête et des douleurs musculaires. Ensuite, environ deux semaines après les premiers signaux, cela se transforme en douleurs abdominales, pression artérielle faible, insuffisance rénale et même l’apparition de coulée de sang au niveau des yeux.
La majorité des personnes qui survivent retrouvent un état de santé stable après deux à trois semaines.