
La petite amie de l’auteur présumé de l’attaque au couteau au lycée horticole d’Antibes a été interpellée ce jeudi 11 septembre au matin et placée en garde à vue, a-t-on appris de source proche de l’enquête.
Un nouvel élément dans la procédure. Au lendemain de l’attaque au couteau survenue dans un lycée d’Antibes (Alpes-Maritimes), deux personnes ont été placées en garde à vue. La première est en effet une jeune femme présentée comme étant la «petite amie» de l’auteur présumé des coups de couteau, a indiqué une source proche de l’enquête à l’AFP, confirmant une information du Parisien.
La jeune femme, dont l’âge n’a pas été révélé, a en effet été interpellée ce jeudi 11 septembre au matin en Normandie. La 2e personne interpellée est un jeune homme, résidant dans le Var, selon la même source qui précise que ces deux gardes à vue répondent «à un besoin de faire des vérifications».
L’attaque s’est déroulée dans le lycée horticole d’Antibes ce mercredi 10 septembre après-midi. Au cours de celle-ci, un enseignant et un élève ont été blessés. Néanmoins, leur pronostic vital n’est pas engagé.
Un suspect souffrant d’«une dimension psychiatrique» ?
Selon les forces de l’ordre, l’assaillant est un ancien élève de l’établissement. Après s’être introduit dans l’enceinte du lycée, le suspect âgé de 18 ans a d’abord blessé de manière superficielle l’élève, âgé de 16 ans, avant de passer la porte de la salle des professeurs et de donner trois coups de couteau à l’enseignante de 52 ans, d’après le communiqué du parquet de Grasse.
Le procureur de la République Eric Camous a précisé que l’auteur présumé de l’agression avait été incarcéré lorsqu’il était encore mineur dans le cadre d’une information judiciaire pour apologie de crimes. Et cette procédure, toujours en cours, met en lumière «une dimension psychiatrique» chez lui, selon le magistrat.
Le procureur de la République de Grasse doit tenir une conférence de presse ce vendredi 12 septembre à 14h afin de revenir sur les derniers détails de l’enquête et sur le déroulé exact des faits.